Dans la chronique qu’il tient dans le Telegraph, l’Ecossais David Coulthard s’est surtout concentré sur la course de son ancien collègue Michael Schumacher et il n’en pense pas que du bien...
"Il a gagné sept fois sur l’île Notre-Dame, mais pour dire vrai, il n’a été que l’ombre de lui-même ce dimanche," déclare David Coulthard. "Il s’est arrêté trois fois pour changer de pneus et pourtant en fin de course il était à 4 secondes au tour des autres. Il n’a pas réussi à faire fonctionner ses pneus et à mon avis il a eu recours à des méthodes discutables pour conserver sa position."
"Il a été particulièrement chanceux d’échapper à une sanction pour son accrochage avec Massa, son ancien protégé chez Ferrari. Les règles sont pourtant claires : on ne peut pas changer deux fois de ligne au freinage et je ne sais pas pour quelle raison il n’a pas été sanctionné," poursuit Coulthard.
L’Ecossais a-t-il un différend à régler avec Michael Schumacher pour se concentrer autant sur son cas alors qu’il y avait tant de choses à dire sur la course de Montréal ?
"Je n’ai rien contre Michael. Nous avons eu nos différends par le passé, mais j’ai un très grand respect pour lui. En outre, j’ai toujours dit qu’il fallait lui laisser au moins une demi-saison avant de juger son retour en F1. Toutefois, avec huit courses disputées et onze qui restent à faire, on se rapproche dangereusement de ce point. Qu’est-ce qui ne va pas avec lui ? Je ne sais pas, mais il est clair qu’il lui manque quelque chose. Il me semble qu’il fait un pas en avant et deux pas en arrière pour le moment," ajoute-t-il.
David Coulthard a toutefois pris le temps de regarder la course des autres. "Les différentes stratégies ont rendu cette course très divertissante, avec des pilotes qui ont dû aller jusqu’à la limite de leurs pneus pour voir l’arrivée. En outre, bien que ce circuit était annoncé comme devant nettement favoriser les McLaren, la course s’est transformée en une bataille entre McLaren, Red Bull et Ferrari pour la victoire. Et c’est la même chose au championnat. Nous sommes vraiment gâtés cette année."