La baisse de fréquentation des Grands Prix inquiète de plus en plus les grandes instances de la Formule 1. Beaucoup de circuits s´en trouvent menacés et la FIA, ainsi que les équipes, essayent de manière permanente de trouver une solution pour enrayer le problème.
L´ancien pilote Eddie Irvine n´aime pas la Formule 1 moderne. L´Irlandais trouve ce sport actuellement sans saveur. Pour lui, les raisons du désamour des spectateurs sont très claires.
« Les responsables se plaignent que plus personne ne se rend sur les Grands Prix. Je ne suis pas étonné pour ma part » explique-t-il à Motorsport Total.
« Aujourd´hui, tous les circuits sont les mêmes. Avant, Hockenheim était unique : lorsque les voitures disparaissaient dans la forêt, tu pouvais les entendre, sans savoir ce qu´il se passait. Et quand elles arrivaient vers le Motodrome, arrivait un « Vrooom » aux oreilles, c´était une expérience spéciale à vivre. »
Irvine ne prend pas de gants pour dire le fond de sa pensée.
« On ne peut pas servir tout le temps aux gens la même daube, pourtant c´est ce que fait la Formule 1. Maintenant c´est toujours les mêmes bêtises, sans aucune personnalité propre, à chaque week-end. Et les responsables sont surpris que les gens n´allument plus leurs télévisions ! »
L´ancien pilote se rappelle de ses expériences vécues à Monza, en particulier lors de sa dernière année en F1, en 2002, alors qu´il se trouvait sur le podium.
« Ce fut un podium remarquable. La foule était complètement en délire et criait mon nom. »
Pour lui, Monza est « le moment fort pour un pilote Ferrari et un évènement particulier en Formule 1. »
Lorsqu´il pilotait pour les Rouges, l´enfant terrible de la F1 qui ne refuse jamais de s´amuser, a vécu aussi à Monza de grands moments en dehors de la piste : il a usé de son statut de star de Maranello auprès de la gente féminine.
« J´ai eu de la chance : il n´y avait que deux pilotes Ferrari et l´un de nous deux était marié. Je devais compenser le fait que Michael ne pouvait pas s´amuser ! » plaisante Irvine.