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Hamilton : On s’amuse plus en karting qu’en F1

On s’amuse plus à dix ans qu’à trente

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Lewis Hamilton est de passage en France pour la Fashion Week, et le pilote anglais en a profité pour être l’invité de Quotidien, l’émission de Yann Barthès sur TMC.

Au cours de cette interview décalée, le Britannique n’a pas mâché ses mots contre la F1 actuelle.

« Les meilleures courses sont celles que disputent les jeunes enfants de dix ans », a-t-il ainsi asséné. « Ce sont vraiment les meilleures, meilleures qu’en F1, meilleures que dans toutes les autres catégories. Il n’y a pas de peur chez ces enfants. »

Les tracés actuels du calendrier n’ont pas plus la faveur du triple champion du monde. Il préfère les circuits urbains ou particulièrement relevés.

« Monaco est magnifique et c’est une piste très étroite. La piste parfaite ressemblerait au Nordschleife, en Allemagne, qui fait 26 kilomètres. Macao est très bien aussi, c’est un circuit urbain deux fois plus long que celui de Monaco. Mais il faudrait aussi des loopings par exemple ! ».

Pour percer en karting et rêver d’accéder en Formule 1, tout ambitieux doit mener à bien un véritable parcours du combattant. Lewis Hamilton le sait très bien lui-même. Sa famille, loin d’être aisée, a dû consentir des sacrifices financiers pour que leur jeune prodige accomplisse son rêve.

« C’est très difficile de nos jours. Beaucoup de jeunes talents sont passionnés et déterminés. Quand tu observes les jeunes de 10 ans, c’est là qu’on découvre les véritables talents. C’est mieux que la Formule 1 pour les repérer. A cet âge-là, les enfants n’ont aucune peur, aucune crainte. C’est plus difficile d’accéder à la F1 aujourd’hui qu’hier. La technologie a tellement fait des progrès que la F1 coûte plus d’argent. Mon père a dû hypothéquer la maison entre 2 et 4 fois pour que je puisse faire du kart. C’est un vrai engagement financier pour les familles, au contraire d’autres sports. »

« Pour devenir champion de F1, il faut avoir un talent inné, il faut croire en soi et en avoir l’envie. De mon côté, j’ai aussi pu compter sur le soutien de ma famille. Mon père avait quatre métiers pour me permettre de pratiquer ma passion. Sincèrement, ma famille est partie de rien. Depuis tout petit, j’ai toujours eu cette envie, ce désir, de gagner face à des gens plus riches que moi. Ce n’est pas la vitesse qui m’anime. J’ai envie de gagner tout ce que j’entreprends, c’est la concurrence qui est importante. Conduire une Formule 1, c’est incroyable comme sensation. »

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