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Interview de Lewis Hamilton

Les performances sont si proches...

Par Franck Drui - 18 juin 2010 - 12:14
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Votre deuxième victoire de l’année vous amène en tête du championnat des pilotes - vous devez vous sentir le plus heureux au monde ?

C’est génial de mener le championnat du monde, mais, je dois être honnête, la Formule 1 est si dure et si concurrentielle à l’heure actuelle que vous ne pouvez rien prendre pour acquis. Et même si j’ai pris le dessus pour le moment, je sais que je devrai lutter à chaque tour des 11 prochaines courses pour rester au sommet.

Je pense que je suis le cinquième leader différent du championnat cette année, il est donc assez clair qu’il n’est pas facile de garder la tête. C’est incroyablement serré à l’heure actuelle, et nous voyons que les différentes équipes arrivent chacunes à mener. Ce championnat va être joué sur sa totalité. Il faudra minimiser les erreurs et marquer à chaque course.

Et je crois réellement que c’est la première fois qu’on peut dire qu’un championnat de F1 est vraiment indécis. Je ne sais pas si c’est dû au changement du barème de points, ou juste le fait qu’il y a jamais eu 10 pilotes avec des voitures capables de gagner des courses. En tout cas vous ne pouvez pas vous contenter de juste viser les points. Il faut être à la limite constamment, et j’aime ça, c’est ma philosophie de la course.

A quel point étiez-vous à la limite alors à Montréal ?

Elle n’était pas loin, mais ce n’était pas à fond du début à la fin. Il fallait rester absolument concentré à chaque tour, surveiller les pneus, tout en attaquant ou repoussant les attaques derrière vous. C’était vraiment compliqué.

Le muret des stands et les gars chargés de la stratégie ont tout jugé à la perfection. Andy Latham, mon ingénieur, m’a abreuvé d’un bon nombre d’informations durant toute la course, c’était vraiment une deuxième paire d’yeux pour moi. L’équipe et moi avons bien fonctionné ensemble pour arriver à faire ce résultat.

Les gens se sont toujours attendus à ce que la MP4-25 se plaise à Montréal. Le circuit était-il vraiment parfait pour les caractéristiques de la voiture ?

C’était une bonne combinaison, oui, mais ce n’était pas parfait. Il y aura d’autres circuits au calendrier qui nous donneront de bonnes occasions de gagner. Montréal est un circuit extrême, et je pense que notre force c’est d’avoir une voiture qui s’accommode bien de ce genre de situations.

Par exemple, nous avions travaillé très étroitement avec Akebono toute l’année pour s’assurer que nos freins seraient à la hauteur, Montréal étant l’un des tracés les plus durs de toute l’année pour le freinage. Nous avons estimé que si nous pouvions être agressif lors de toute la course dans ce domaine, cela pourrait nous donner un avantage sur les équipes dont le freinage est moins endurant, en particulier en fin de course.

Et ainsi de suite nous avons travaillé sur tous nos points forts, les ajoutant les uns aux autres. C’est pourquoi nous avons une voiture et une équipe qui fonctionnent si bien à l’heure actuelle.

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«Quel moteur pour quelle équipe en 2011 ?