Kimi Raikkonen revient à Interlagos sur le circuit qui lui a permis de devenir champion du monde en 2007, avec Ferrari. Cette année il a deux objectifs pour bien finir la saison avec Lotus : gagner et ainsi terminer la saison sans aucun abandon. Le Finlandais serait le seul pilote à avoir parcouru l’intégralité des tours des 20 courses de cette saison s’il y parvenait.
"J’aime courir, alors c’est bien d’être en piste le plus de temps possible. Personne n’aime voir sa course interrompue. Notre palmarès cette année montre que l’équipe peut construire une voiture fiable et que je sais la piloter. La dernière manche de la saison, c’est la dernière opportunité de profiter de ce plaisir avant un bout de temps. C’est ce qu’aime un pilote, mettre son casque et courir," explique Kimi Raikkonen.
"Chaque fois que je monte dans la voiture, je veux me battre pour la victoire et ce n’est pas différent ici. Je veux fêter un beau résultat avec l’équipe au Brésil. Cela nous donnerait le meilleur élan pour l’hiver et pour la saison prochaine aussi."
Raikkonen se souvient de ce jour de 2007 où il avait coiffé sur le poteau les deux pilotes McLaren pour le titre. "Aucun doute là-dessus, j’ai vécu le plus grand jour de ma carrière à Interlagos quand je suis devenu champion du monde en 2007. Autrement dit, j’ai de merveilleux souvenirs dans ce lieu."
"Dans l’ensemble, il m’a toujours été favorable," poursuit le Finlandais. "J’ai toujours terminé la course depuis 2003 et cinq fois sur le podium. En fait, en 2003, j’ai reçu le trophée du vainqueur, mais il s’est avéré au final que j’étais deuxième. J’ai vécu quelques-uns des plus beaux moments de ma vie sur ce circuit et cela, personne ne peut me l’enlever. Voilà pourquoi c’est un de mes endroits favoris."
Quelles sont les principales difficultés du circuit ? "Pour réussir à Sao Paulo, il faut faire un week-end solide et sans problème. Evidemment, se qualifier sur les premières lignes est très important, comme le fait de disposer d’un package performant partout. Par ailleurs, le moteur a son importance pour avaler la côte. Je pense que l’élément déterminant, encore une fois, sera l’appui. Mais il sera aussi important d’avoir une voiture stable au freinage. Le dernier virage est essentiel parce qu’il commande la principale ligne droite en montée."
"J’aime les circuits à l’ancienne. Interlagos ne se situe pas dans le même groupe que Spa ou Suzuka, mais c’est un challenge et nous tournons dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ce qui n’est pas habituel. L’ambiance avec le public est toujours formidable et vous ne savez jamais comment la course peut tourner parce que le temps change souvent et très vite," conclut-il.