Alex Albon a expliqué que le début de saison 2026 retardé de Williams F1 a mis en lumière des faiblesses structurelles au sein de l’entreprise. Des retards dans la conception de la FW48 ont contraint l’écurie à bâcler sa préparation pour la nouvelle saison.
Après avoir lutté avec une monoplace en surpoids lors des trois premières manches de la saison, l’équipe occupe actuellement la neuvième place du championnat des constructeurs avec deux points seulement, loin d’un bilan très positif début 2025.
"C’était un peu frustrant pour nous tous, vraiment. Quand on pense que chaque année, on a l’impression d’aller de l’avant... en abordant cette année, tout semblait positif, puis au cours des derniers mois avant de commencer, les choses ont pris du retard, une chose en entraînant une autre, et soudain nous étions vraiment en retrait" note Albon.
"Ce n’est pas là que nous devrions être selon moi, mais en même temps, cela a exposé à bien des égards certains domaines où nous avons été faibles en tant qu’entreprise. Nous devons donc comprendre pourquoi ce changement de réglementation nous a mis autant en difficulté."
"De 2022 à 2025, les voitures évoluaient, s’amélioraient, mais la pression exercée sur l’équipe lors d’un changement complet de réglementation est totalement différente. Comme je l’ai dit, cela a simplement révélé certains problèmes à l’usine."
Lorsqu’on lui a demandé si l’absence aux essais de Barcelone était préjudiciable, il a expliqué qu’il était difficile de compenser le manque de roulage studieux qu’offre un shakedown géant comme celui que devait permettre le test de Barcelone, auquel Williams n’a pas réussi à être présente.
"Tout compte. Le temps de piste est précieux, surtout avec le manque d’essais. Évidemment, pour nous aussi, lors des EL1, EL2 et EL3 désormais, une grande partie du temps est consacrée au déploiement [de l’énergie] et au travail sur les logiciels de la voiture."
"Vous ne pouvez pas vous permettre de faire autant de passages avec des grilles de capteurs aéro. Nous faisons normalement tout cela lors d’un shakedown. Nous n’avons pas pu en faire beaucoup, alors nous continuons de le faire maintenant. Je pense que c’est juste une séquelle de l’absence aux essais."
Le pilote thaïlandais a précisé que la pause forcée, survenue après l’annulation de deux courses en raison de la guerre en Iran, est tombée au bon moment pour que Williams travaille d’arrache-pied sur ses lacunes.
"Comme je l’ai dit, nous avons commencé l’année en retrait. Nous avons besoin d’un peu de temps pour rattraper notre retard. L’enjeu majeur maintenant, c’est cette capacité à rebondir. Ce n’est pas que nous ne savons pas où trouver de la performance au tour. Nous connaissons nos problèmes, donc nous ne sommes pas dans le flou."
Albon affirme que le Miami est parfait pour tester les voitures après les modifications apportées aux règles moteur pendant la pause : "[Ce circuit] offre de belles courses et je serais curieux de savoir comment cela va se passer avec ces nouvelles réglementations. Je pense qu’il y aura beaucoup de dépassements."
"Les changements devraient corriger la majorité des problèmes, les trois premières courses étaient délicates. Ce n’était peut-être pas ce que les pilotes ou les fans souhaitaient. Ce n’est peut-être pas une solution miracle, mais je pense que tous les pilotes considèrent que c’est un pas dans la bonne direction."