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Albon craint que Williams F1 soit ’encore plus loin’ en Chine ce week-end

Après une déception déjà grande en Australie

Par Emmanuel Touzot - 12 mars 2026 - 14:35
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Alors que le Grand Prix de Chine marque le deuxième rendez-vous de la saison 2026, Williams est confrontée à un début de championnat plus compliqué que prévu. Alex Albon, pilote de l’écurie britannique, se confie à Shanghai sur les difficultés rencontrées et sur la manière dont l’équipe compte rebondir.

Interrogé lors de la conférence de presse FIA du jour sur le choc représenté par la situation actuelle de Williams après de grandes attentes en début de saison, Albon a été franc : "Nous ne sommes pas là où nous voudrions être !"

"En tant qu’équipe, nous sommes déçus de notre départ, mais parfois, c’est comme ça. Nous avons un plan clair pour revenir. Je pense que l’écart avec le sommet du milieu de peloton est assez large, donc il va falloir… enfin, nous savons où se trouvent les problèmes et cela prendra un peu de temps, peut-être un peu plus que ce que nous souhaiterions. Mais oui, nous avons une stratégie claire pour revenir."

Sur la possibilité de réduire l’écart avec les autres équipes ce week-end, Albon se montre lucide...

"Honnêtement, je pense que nous serons peut-être un peu plus loin ici. Ce type de circuit ne nous convient pas vraiment. Si l’on regarde l’an dernier, nous étions assez forts à Melbourne. Ce tracé nous réussit normalement, et quand je regarde l’an dernier, nous avons reculé en Chine. Donc nous avons encore des problèmes de caractéristiques similaires à ceux de l’an dernier. Ce circuit est assez limité à l’avant et met en évidence les voitures qui ont un peu de sous-virage, et je pense que ce sera notre cas ce week-end."

La course Sprint, une expérience utile

Concernant la course Sprint qui aura lieu à Shanghai, Albon estime que ce format pourrait être bénéfique.

"Je pense que si cela avait eu lieu à Melbourne, j’aurais dit que ce n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ce circuit est un peu plus simple, touchons du bois, du côté du déploiement, donc je ne pense pas que ce sera aussi pénalisant, ou que le manque de temps de piste soit un problème insurmontable."

Il faudra pourtant trouver les bons réglages rapidement sur la gestion de l’énergie. Et Albon se montre prudent après les critiques formulées par son patron sur le manque de transparence de Mercedes sur les réglages moteur à adopter.

"Honnêtement, je ne suis pas trop sûr de ce que nous aurons. Nous allons attendre d’être en piste et découvrir cela. Une partie de la difficulté, c’est de n’avoir qu’une seule séance pour se mettre à niveau. Après Melbourne, certaines limitations sont apparues. Par exemple, si vous conduisez plus vite ici que là, vous utilisez plus la batterie que l’optimum possible ailleurs, et toutes ces choses. C’est donc un point de discussion et un aspect assez déroutant au volant."

"Pour moi, c’est une continuation de Melbourne, donc j’essaie d’appliquer ce que j’ai appris sur ce week-end. Et toute l’équipe a beaucoup appris aussi à l’usine. Je pense que ce sera plus facile, mais c’est encore un énorme effort mental. Cela a été une courbe d’apprentissage très raide."

Interrogé sur l’avantage que pourraient avoir les pilotes a passé beaucoup plus de temps en simulateur entre les courses, Albon est prudent.

"Ce n’était pas possible pour Carlos et moi de revenir en Europe, bien sûr. Et nous avons passé beaucoup de temps dans le simulateur pendant l’hiver, et au moins pour moi, il semble que l’on puisse y passer autant de temps qu’on veut, mais quand on arrive sur la piste, c’est complètement différent."

"Cela dépend en partie de la corrélation et certaines équipes qui fabriquent leurs propres moteurs disposent de plus de données et de meilleures façons de modéliser, par exemple, le turbo ou la batterie dans la voiture. Donc, il y a encore beaucoup à apprendre. Pour l’instant, il semble que beaucoup d’apprentissage se fasse sur la piste, pas dans le simulateur. Plus tard, peut-être !"

Carlos Sainz est lui aussi convaincu qu’il y a du travail avec toute la voiture, et il se félicite au moins d’avoir enfin une vision claire des progrès nécessaires pour faire fonctionner la FW48 à son plein potentiel.

"La principale chose est que l’on doit progresser dans toutes les zones de la voiture, nous ne sommes pas où nous voudrions être, nous ne sommes pas satisfaits du week-end en Australie mais ça nous donne une idée de nos faiblesses et des progrès à faire" indique Sainz, qui demande de la patience pour voir de véritables progrès.

"A très court terme, dans les deux prochaines courses, il n’y a pas grand chose, nos performances ne varieront pas. Disons que dans le deuxième quart de la saison, on espère commencer à voir des progrès."

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