Pedro de la Rosa reconnaît lui-même ne pas savoir de quoi sera fait l’avenir de Fernando Alonso en Formule 1, alors que l’équipe Aston Martin F1 traverse un début de saison 2026 particulièrement compliqué.
À 44 ans, le double champion du monde espagnol, devenu récemment père, arrive en fin de contrat à l’issue de la saison. Mais même au sein de son entourage proche, l’incertitude demeure quant à la suite de sa carrière.
Interrogé par Diario Sport sur une éventuelle prolongation, De la Rosa, consultant d’Aston, n’a pas caché son souhait de voir son ami continuer : "Je l’espère, vraiment. C’est le souhait de tout le monde."
Mais il rappelle que la décision appartiendra uniquement à l’intéressé : "Mais au final, cela dépendra de lui, de sa vie et de ce qu’il veut faire."
L’ancien pilote insiste sur la priorité actuelle de l’écurie britannique : offrir une monoplace compétitive pour faciliter ce choix.
"Nous devons oublier ce qu’il veut. Ce que nous devons faire, c’est lui donner la meilleure voiture possible pour que sa décision soit plus facile."
Fort de son expérience avec Alonso, De la Rosa se garde bien de toute prédiction hâtive.
"Honnêtement, je ne sais pas," a-t-il admis.
"Avec Fernando, j’ai appris à ne pas le juger et à ne pas tirer de conclusions trop rapides."
"Je pensais que Fernando allait prendre sa retraite en 2024. Et puis, après seulement quelques courses, un jour, il me dit qu’il cherche à prolonger son contrat de deux ans."
Dans un contexte de calendrier perturbé en ce début de saison 2026, Aston Martin tente de se relever d’un partenariat difficile avec Honda, marqué par des problèmes de fiabilité récurrents.
Malgré ces difficultés, De la Rosa assure que la collaboration reste solide.
"Je dois dire que nous travaillons très bien avec Honda," a-t-il affirmé.
"Même si aucun de nous n’est satisfait de notre position actuelle, nous travaillons en équipe de manière très solide."
Face aux nombreuses rumeurs, il insiste sur la continuité du travail engagé : "Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent, mais tout ce que nous pouvons dire, c’est que nous travaillons de la même manière que lors des premières courses, il n’y a aucun changement."
L’ambassadeur espagnol reconnaît toutefois que les améliorations prendront du temps, les efforts se concentrant notamment sur des points techniques précis.
Il évoque ainsi la nécessité de "minimiser les vibrations" et "d’augmenter la fiabilité afin que les pilotes puissent terminer les courses sans problème".
Malgré ce contexte délicat, la motivation d’Alonso resterait intacte.
"Il semble incroyablement motivé. Il a vraiment envie," a assuré De la Rosa.
"Fernando vit pour le sport automobile."
Enfin, il a relativisé la baisse des audiences télévisées en Espagne, malgré l’arrivée prochaine d’une course à Madrid au calendrier.
"Les audiences de la Formule 1 en Espagne dépendent de leurs héros nationaux," a-t-il expliqué.
"En ce moment, nous avons connu un début de saison très difficile avec Fernando et Carlos chez Williams, donc c’est normal et cela a du sens."
"Dès que nous donnerons aux fans une raison de revenir, ils seront là."