Aston Martin F1 continue de vivre un début de nouvelle ère réglementaire très difficile. Fernando Alonso était au volant de l’AMR26 ce matin à Bahreïn et il a bouclé 28 tours avant de connaître un problème mécanique sur le moteur Honda de sa monoplace.
Interrogé ce midi en conférence de presse sur la situation de son équipe, le double champion du monde a reconnu qu’il y avait de grosses difficultés, mais pense que rien n’est insurmontable, expliquant quelles sont les objectifs du team pour ces progrès.
"On peut tout corriger, à court ou moyen terme. Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose d’impossible à corriger, mais on devra attendre, on va essayer de régler autant de choses que possible avant l’Australie puis pendant les premières courses, avant que ce soit trop tard au championnat," a déclaré Alonso.
"Mais je suis optimiste quant au fait qu’il y ait une solution. Il y a beaucoup de choses à régler au cours des deux jours et demi à venir. Mais tout le monde travaille à 100 % de ses capacités, tant dans les usines britanniques que japonaises, afin de réduire autant que possible cette période d’indisponibilité."
Mike Krack, le directeur sportif d’Aston Martin, admet que le retard pris en début de saison est encore la raison à ces problèmes de fiabilité rencontrés à Bahreïn. Pourtant, toutes les équipes n’ont pas subi autant d’avaries, et il admet qu’il faut encore du travail et du roulage, ce qui constitue un cercle vicieux.
"Tout d’abord, nous devons reconnaître que nous étions en retard à la fête. On a vu à Barcelone que nous n’étions pas prêts, on a lancé la voiture, mais des choses arrivent lors de ces tests, des petites choses qui nous empêchent de rouler et dans toutes les zones de la voiture" note Krack.
"Nous avons une nouvelle électronique, un nouveau moteur, une nouvelle boîte de vitesses, une nouvelle suspension et il est difficile d’isoler une zone. Ce serait plus facile si on pouvait comprendre d’où ça vient."
"C’est le retard qui nous a mis dans une situation difficile sur le plan de la fiabilité. Mais si nous n’accumulons pas de tours, car on en a trois fois moins que certains de nos compétiteurs, on se retrouve en retard et on doit les rattraper, car ils ne vont pas nous attendre. Donc on doit faire de notre mieux pour ne pas perdre le contact."
L’après-midi, Lance Stroll a pris le relais et a connu lui aussi une demi-journée perturbée, avec une sortie de piste causée par un problème mécanique. Avec 26 tours pour lui, et donc 54 pour Aston Martin, le Canadien n’a pas vécu un mercredi de tout repos.
Une heure après le début de séance, Stroll a fait un tête-à-queue et provoqué un drapeau rouge, immobilisant son AMR26 dans les graviers après une longue glissade sur l’asphalte qui suit la ligne droite au milieu du tracé, menant vers le troisième secteur. Les replays semblent montrer que la voiture a eu un problème au moment où il a rétrogradé. Tout cela lui a fait perdre environ 1h30 de roulage.
"Quelques problèmes nous ont contraints à rester au garage à plusieurs reprises aujourd’hui et nous manquons encore de kilomètres précieux avec cette voiture," confie Krack ce soir.
"Notre priorité pour les jours restants est d’accumuler les tours de piste. Malgré ce faible kilométrage (54 tours), nous apprenons énormément à chaque tour et progressons dans la maîtrise de la voiture avec cette nouvelle réglementation. Nous savons où concentrer nos efforts et toute l’équipe est pleinement mobilisée pour améliorer notre compétitivité."