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Aston Martin F1 s’accroche déjà au leadership de Newey pour survivre à 2026

Honda inquiète, une AMR26 en difficulté mais un cap déjà fixé

Par Franck Drui - 23 février 2026 - 07:35
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Dans les périodes de crise, une équipe de Formule 1 a besoin d’un cap clair et d’un leadership fort. Pour Aston Martin F1, ce rôle semble désormais incarné par Adrian Newey, dont l’influence est déjà jugée déterminante par Pedro de la Rosa, devenu officiellement consultant de l’équipe ces derniers jours.

Après une deuxième séance d’essais hivernaux particulièrement difficile à Bahreïn, l’écurie britannique traverse une phase délicate. Un problème sur le système de récupération d’énergie a fortement limité le roulage de Fernando Alonso lors de l’avant-dernière journée, tandis que le manque de pièces de rechange n’a permis à Lance Stroll d’effectuer que six tours le vendredi, sans même signer le moindre temps.

Ce contexte tendu intervient alors que la vision ambitieuse de Newey pour bâtir une dynastie Aston Martin se heurte déjà à une réalité brutale. Selon une information révélée par la BBC, l’ingénieur aurait tiré la sonnette d’alarme en privé lors de la réunion de la Commission F1 organisée mercredi dernier à Bahreïn. Il y aurait alerté sur un déficit jugé catastrophique du nouveau moteur Honda.

Toujours selon ce rapport, le groupe propulseur japonais ne parviendrait pas à atteindre le seuil réglementaire minimal de récupération d’énergie fixé à 250 kWh, tandis que le plafond supérieur de 350 kWh - activé dans certaines conditions de course - serait totalement hors de portée à ce stade.

L’AMR26, première monoplace conçue sous la direction d’Adrian Newey, marque pourtant le début d’une nouvelle ère pour Aston Martin. Le Britannique cumule désormais les rôles de directeur technique et de team principal pour la saison 2026, après avoir pris ses fonctions il n’y a pas tout à fait un an seulement à peine.

Présent à Bahreïn, Pedro de la Rosa, devenu l’un des visages les plus visibles du projet Aston Martin lors de cette phase de transition, a insisté sur l’impact immédiat du leadership de Newey.

"Je ne pense pas que l’équipe ait tant changé que ça. Ce sont les mêmes personnes, nous sommes les mêmes," a expliqué l’Espagnol aux médias.

"C’est simplement que depuis l’arrivée d’Adrian, son leadership est incontestable. La plus grande différence que j’ai ressentie, c’est par exemple jeudi, après une journée d’essais très difficile à Bahreïn. Il a pris la parole lors du débriefing technique, et son leadership est si fort que toute l’équipe sait exactement ce qu’elle doit faire."

"Et c’est très différent des années précédentes, où chacun pouvait avoir sa propre théorie. Avec Adrian, les choses sont très claires : ce qu’il faut faire est défini, et personne ne lève la main pour le remettre en question. Du coup, on a cette énorme quantité de ressources qui travaillent toutes dans une seule direction."

De la Rosa reconnaît que cette autorité peut être difficile à percevoir de l’extérieur, mais souligne l’effet fédérateur en interne.

"Je sais que ça peut ne pas vous sembler convaincant, mais croyez-moi, être assis là et vivre ces moments était extrêmement inspirant pour nous tous, surtout quand les choses tournent mal. Quand tout va bien, on n’a pas besoin d’un leader. C’est quand ça va mal."

"C’est crucial," a-t-il ajouté à propos de l’expérience de Newey face aux difficultés du début de saison.

"Avoir Adrian dans l’équipe, c’est un tournant. Nous ne sommes pas heureux. Soyons honnêtes, personne n’est heureux quand on est à des secondes de ce que l’on attendait. Mais il faut aussi dire que personne n’est inquiet. C’est différent. On n’est pas satisfaits, mais on ne se dit pas : ’Ça y est, c’est fini’. Non, absolument pas."

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