Avant les derniers essais hivernaux de la Formule 1 à Bahreïn, Max Verstappen affiche un calme presque déconcertant. Alors que le paddock s’interroge déjà sur la hiérarchie à venir, le quadruple champion du monde assure ne pas se préoccuper de la position de Red Bull dans l’ordre des forces, préférant attendre le verdict de la piste à Melbourne.
Le Néerlandais a pourtant été particulièrement actif durant les premiers essais à Sakhir au volant de la RB22. Pendant une journée et demie, il a accumulé 136 tours dès le mercredi, avant d’en ajouter 61 supplémentaires vendredi matin, portant son total personnel à 197 boucles sur les 343 réalisées par Red Bull sur l’ensemble du premier test.
Malgré le fait que Verstappen n’ait signé aucun meilleur temps, les équipes rivales n’ont pas tardé à désigner Red Bull comme la référence. Chez Mercedes, Toto Wolff a ainsi qualifié l’écurie autrichienne de "référence", tandis que George Russell a jugé l’avantage des anciens champions du monde "plutôt effrayant". Des propos que Verstappen accueille avec un certain détachement.
Les essais ont néanmoins mis en évidence un peloton de tête extrêmement resserré, avec McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari très proches en performance, chacune des trois équipes rivales de Red Bull ayant dominé une journée de roulage à Sakhir.
Interrogé sur l’endroit où il situerait son équipe dans cette hiérarchie encore floue, Verstappen a balayé la question, rappelant les nombreuses inconnues propres aux essais hivernaux, comme les modes moteur ou les charges de carburant.
"Aucune idée. Et je ne suis pas vraiment inquiet non plus", a-t-il confié à propos de la place de Red Bull dans la hiérarchie.
"On verra bien à Melbourne."
Le pilote a surtout retenu le bon déroulement du programme de son équipe, soulignant la fiabilité de la voiture sur de longs relais.
"C’est positif dans le sens où nous avons pu enchaîner beaucoup de tours sans le moindre problème. Quant à la vitesse pure... tout le monde ne roule pas encore à fond", a-t-il expliqué.
"On ne sait pas vraiment, donc on ne peut pas évaluer ça correctement."
Verstappen a même laissé transparaître une certaine lassitude face aux spéculations précoces, fidèle à son approche pragmatique.
"Si ça ne tenait qu’à moi, je ferais simplement mes tours, puis je rentrerais chez moi pour profiter sans répondre à qui que ce soit ou commenter nos essais. Ensuite, on attendrait Melbourne", a-t-il ajouté.
"Mais évidemment, tout le monde veut toujours rendre ça plus excitant que ça ne l’est réellement."