C’était la sensation de l’intersaison l’an dernier : Lewis Hamilton quittait Mercedes F1 pour rejoindre Ferrari et ouvrir un troisième chapitre dans sa carrière en Formule 1, lui qui avait fait ses débuts en catégorie reine avec McLaren.
Rejoignant la Scuderia pour faire équipe avec Charles Leclerc alors que le team de Maranello venait d’entrer dans une nouvelle dynamique et avait terminé la saison précédente comme la plus en forme, il semblait être le gros transfert de l’hiver, et tout le monde s’attendait à des débuts flamboyants en rouge.
Une communication bien huilée en début d’hiver a fait monter les attentes autour de ces grands débuts, et lorsque la Formule 1 est arrivée en Australie, beaucoup s’attendaient à voir Ferrari dominer, et Hamilton briller immédiatement en rouge.
La première course s’est passée correctement pour Hamilton, avec une arrivée dans le sillage de Leclerc alors que le déroulement du Grand Prix avait été compliqué par la météo. Mais dès la deuxième course, le septuple champion du monde a donné l’impression d’être parfaitement intégré.
Sa victoire lors du Sprint en Chine, dès le deuxième week-end de son association avec le Cheval cabré, a même laissé penser pendant quelques heures que la machine à gagner s’était mise en route. Mais il n’en a rien été.
Le lendemain, sa sixième place a été annulée par une disqualification, et la suite de la saison s’est rapidement gâtée. Mais la SF-25 était encore développée et il restait régulièrement dans le top 10, même s’il a été éliminé en Q2 à Miami et Imola.
A l’exception de sa disqualification, Hamilton a néanmoins terminé dans les points lors des 13 premières courses de la saison, avec trois quatrièmes places au pied du podium dans le même temps. Avant la pause, il a terminé hors des points en Hongrie, à un tour du vainqueur.
Mais c’est en deuxième partie de saison que la situation s’est dégradée, avec un accident à Zandvoort qui a causé un de ses deux abandons de la saison. Bien qualifié à Monza, à Austin et au Mexique, il n’a pas enregistré des résultats satisfaisants, puisqu’il ne parvenait toujours pas à monter sur le podium.
Et après un deuxième abandon au Brésil sur accrochage, il a enchaîné trois éliminations en Q1 lors du dernier triplé de courses, et n’a pas terminé dans les points au Qatar, avec un total de quatre unités sur ce triplé de courses.
Après sa première saison sans podium en carrière, Hamilton n’a pas caché son désespoir, et le bilan face à son équipier a été catastrophique. On le sait peu à l’aise avec la génération de F1 qui vient de tirer sa révérence, et il faudra espérer un vrai regain de forme pour le Britannique, sans quoi sa carrière au plus haut niveau arrivera à un moment charnière pour le pilote.
Statistiques de Lewis Hamilton
6e du championnat avec 156 points
— 0 victoire
— 0 pole position
— 0 podium
— 1 meilleur tour
— 0 Hat Trick
— 0 Grand Chelem
— 2 tours en tête
— 1359 tours parcourus (94,11 %)
— Meilleure qualification : 3e
— Meilleur classement en course : 4e
Comparatif avec Charles Leclerc
Résultats en Grand Prix : Leclerc 18-3 Hamilton
Résultats en Sprint : Leclerc 3-3 Hamilton
Qualifs pour le Grand Prix : Leclerc 19-5 Hamilton
Qualifs pour le Sprint : Leclerc 4-2 Hamilton