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Bilan de la saison F1 2025 - McLaren

1ère du championnat constructeurs avec 833 points

Par Emmanuel Touzot - 31 décembre 2025 - 18:15
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Au moment de débuter la saison 2025 de Formule 1, il semblait évident que McLaren F1 endosse le rôle de favorite, même si Ferrari restait l’équipe ayant le mieux fini la saison 2024, à une poignée de points de McLaren et de son titre de championne du monde des équipes.

Mais les essais hivernaux et surtout le Grand Prix d’Australie ont apporté une réponse claire : la MCL39 était la meilleure voiture en début d’année, et Lando Norris comme Oscar Piastri allaient se disputer le titre mondial.

A Melbourne, Norris a signé la pole et gagné la course, tandis que Piastri aurait dû signer un podium à domicile s’il n’avait pas fait une erreur, laissant Max Verstappen se hisser proche du vainqueur du jour.

En Chine, l’équipe était encore au sommet et c’était cette fois l’Australien qui cueillait les lauriers en s’imposant, tandis que Norris admettait pour la première fois qu’il avait des soucis à gérer la MCL39 en qualifications, avec un comportement au niveau des suspensions qui l’empêchait de trouver parfaitement la limite de sa monoplace.

Au Japon, les bonnes dispositions vues chez Red Bull se sont confirmées avec la victoire de Verstappen, qui a montré à McLaren que la partie ne serait pas facile. L’équipe de Woking a alors décidé de continuer pendant quelques semaines le développement de la MCL39, afin de trouver le bon niveau d’exploitation de cette dernière.

Piastri a enchaîné les très bonnes performances pour se placer en tête du championnat tandis que Norris s’est rassuré à Monaco avec un week-end parfait. Et McLaren a connu ensuite ses premières sueurs froides sur le muret des stands, où le directeur Andrea Stella et le PDG Zak Brown ont pu assister à quelques duels tendus.

En Autriche, Piastri a concédé la victoire à Norris, non sans manquer de peu de harponner son équipier en fin de course. A Silverstone, l’Australien a fait un brake test sous la pluie qui lui a coûté la victoire, mais elle n’a heureusement pas été perdue par l’équipe, puisque Norris a gagné à domicile.

En Hongrie, un nouvel accrochage a failli avoir lieu dans les mêmes circonstances qu’en Autriche, et en Belgique, la belle bataille entre les deux pilotes a été moins inquiétante pour les dirigeants du team.

Et surtout, cela permettait à McLaren de signer quatre doublés consécutif au mois de juillet et début août, et de débuter la pause estivale en ayant déjà la mainmise sur le championnat des constructeurs, tandis que Piastri et Norris distançaient Verstappen au championnat pilotes.

Le retour à Zandvoort en septembre a été mitigé pour McLaren, avec une victoire mais aussi une casse moteur, ce qui a amené un doute que l’équipe n’espérait pas ressentir dans cette saison censée se dérouler sans obstacles.

A Monza, une polémique est née des fameuses Papaya Rules, les règles selon lesquelles les deux pilotes étaient censés ne pas recevoir de consignes, mais où l’équité devait être maintenue de manière inamovible.

Lors de la course en Italie, un couac est venu semer le doute sur la manière dont fonctionnaient ces consignes. Piastri était derrière Norris et Charles Leclerc revenait sur lui, avec le risque que le Monégasque puisse réussir un undercut.

McLaren a donc demandé à Norris s’il laissait sa place de premier au stand à son équipier, alors que celui qui est devant a normalement la priorité. Le Britannique a accepté, et Piastri a pu éviter l’undercut de Leclerc et rester devant la Ferrari, mais l’arrêt de Norris a ensuite été raté, et il est ressorti troisième derrière Piastri.

L’équipe a alors inversé les positions, faisant naître un vent de critiques quant à un potentiel favoritisme envers Norris, mais c’est en réalité Piastri qui a bénéficié d’une consigne en sa faveur, et McLaren a simplement remis en place l’ordre qu’était celui de ses pilotes avant ce couac.

Piastri n’a d’ailleurs pas trouvé à redire sur cette manœuvre, même s’il était initialement frustré par cette consigne, comme l’aurait été tout pilote de Formule 1. Après cela, la saison des deux pilotes a changé, et la dynamique s’est inversée.

A Bakou, Piastri s’est crashé deux fois, et même si Norris y a fait un de ses pires week-ends de la saison, le Britannique a pris l’ascendant. A Singapour, il a devancé Piastri mais était derrière George Russell et Verstappen.

C’était suffisant pour que McLaren gagne son deuxième titre constructeurs consécutifs avec six courses encore à disputer. Un enchaînement de deux couronnes constructeurs que l’équipe n’avait pas fait depuis le début des années 90.

A Austin, un accrochage dont la responsabilité est retombée sur Piastri a éliminé les deux McLaren lors du Sprint, et Verstappen a fait le plein de points sur le week-end, commençant à se rapprocher dangereusement de l’équipe anglaise et de ses pilotes.

Mais aucun développement n’était possible, la MCL39 ayant été arrêtée plusieurs mois plus tôt, et il fallait pour McLaren espérer que tout se déroulerait au mieux pour espérer aller chercher le titre pilotes.

Au Mexique, Norris a retrouvé la victoire pour la première fois depuis cinq courses, tandis que Piastri a terminé cinquième. Au Brésil, Norris s’est de nouveau imposé, lors du Sprint comme en course, alors que Piastri a eu un accident au Sprint et a terminé cinquième en course, permettant à Norris de creuser l’écart en tête du championnat, mais aussi à Verstappen, auteur d’une remontée exceptionnelle en course, de venir menacer les deux pilotes.

Avec trois courses restant à disputer, l’équipe refusait pourtant de donner des consignes, se tenant à ses Papaya Rules avec la croyance ferme que cela serait suffisant pour gagner le titre pilotes. Et si cela ne suffisait pas, Brown et Stella se félicitaient de laisser des chances intactes à leurs deux pilotes.

A Las Vegas, Norris a terminé deuxième et semblait avoir fait le plus dur pour obtenir ce titre, mais les deux pilotes ont été disqualifiés pour une planche trop usée sous leur voiture. Et la situation s’est compliquée au Qatar, avec une nouvelle erreur de McLaren.

Cette fois, c’est la stratégie qui n’allait pas, car l’équipe n’a pas fait rentrer ses pilotes à un moment évident, les obligeant à faire un arrêt à contre-temps de tout le peloton. Et malgré un très bon week-end de Piastri, c’est surtout Verstappen qui faisait la bonne opération avant la finale d’Abu Dhabi.

Mais un week-end sans erreur de l’équipe et de ses pilotes sur le circuit de Yas Marina, avec des stratégies parfaitement réussies, des dépassements au bon moment pour Norris et des arrêts au stand réussis, ce qui n’était pas le cas lors des courses précédentes, le Britannique a pu aller chercher son premier titre mondial.

Mais cette saison a été riche en enseignements pour McLaren. Le premier est que l’équité voulue avec les Papaya Rules peut se retourner contre elle. La seconde est que l’opérationnel n’a pas été parfait, et que cela peut aussi faire la différence entre un titre gagné et un titre perdu.

Mais à l’aube d’une nouvelle ère de la Formule 1, McLaren a gagné les deux titres en même temps, une première depuis 1998, et le pari de Brown et Stella a été réussi, notamment grâce à un Norris très solide en deuxième partie de saison.

Statistiques de McLaren F1

1ère du championnat avec 833 points
 14 victoires
 13 pole positions
 34 podiums
 12 meilleurs tours
 5 Hat Trick
 1 Grand Chelem
 825 tours en tête
 2825 tours parcourus

Comparatif entre les pilotes

Résultats en Grand Prix : Norris 13-10 Piastri
Résultats en Sprint : Norris 2-3 Piastri

Qualifs pour le Grand Prix : Norris 13-11 Piastri
Qualifs pour le Sprint : Norris 2-4 Piastri

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