Alors que la Formule 1 continue de peaufiner ses calendriers à moyen terme, Melbourne pourrait perdre son statut emblématique de manche d’ouverture dès 2027, malgré les déclarations récentes de ses organisateurs.
Il y a encore quelques semaines, le patron du Grand Prix d’Australie, Travis Auld, affirmait vouloir "rendre les choses difficiles" à toute tentative de lui ravir cette position stratégique au calendrier. Pourtant la FOM avancen désormais sur un scénario bien différent.
Selon nos informations, Bahreïn devrait retrouver son rôle de course inaugurale en 2027, avec l’Arabie saoudite en deuxième manche, reléguant Melbourne au troisième rang. Un changement qui mettrait fin, une nouvelle fois, à une tradition bien ancrée.
Entre 1995 et 2019, Melbourne a en effet lancé la saison de manière quasi ininterrompue, seules les éditions 2006 et 2010 ayant échappé à cette règle au profit de Bahreïn. Plus récemment, cette hiérarchie avait déjà été bousculée : Bahreïn a ouvert les saisons de 2021 à 2024, avant que Melbourne ne retrouve sa place en 2025 et 2026.
Au cœur de ce nouveau remaniement figurent des contraintes logistiques et le calendrier du Ramadan. En 2027, celui-ci s’achèvera début mars, offrant à Bahreïn une fenêtre idéale pour accueillir l’ouverture de la saison autour du 14 mars, en cohérence avec les essais hivernaux organisés dans la région.
Dans ce contexte, Melbourne devrait accueillir la troisième manche début avril, respectant ainsi les termes de son contrat qui garantit l’organisation de l’une des trois premières courses de la saison. L’accord actuel prévoit par ailleurs un minimum de cinq ouvertures entre 2025 et 2035, laissant la porte ouverte à d’autres opportunités à l’avenir.
Si le calendrier 2027 n’a pas encore été officialisé, certaines tendances se dessinent déjà. Après Bahreïn (14 mars), l’Arabie saoudite pourrait accueillir la deuxième manche le 21 mars, avant une pause d’une semaine. L’Australie interviendrait ensuite le 4 avril, lançant une tournée asiatique comprenant notamment la Chine une semaine plus tard, puis le Japon le 25 avril.
La Formule 1 se dirigerait ensuite vers le continent américain pour les manches de Miami et du Canada, avant de poursuivre sa saison selon une structure désormais bien établie.
L’attention portée au calendrier 2027 s’explique aussi par des changements plus importants que d’habitude avec le retour confirmé de la Turquie au championnat. Absente depuis 2021, elle bénéficiera d’un accord de cinq ans, ce qui signifie que les 24 créneaux disponibles sont désormais tous attribués.
Dès lors, la construction du calendrier repose sur un équilibre délicat. L’intégration de la Turquie et du Portugal constitue l’une des principales inconnues. Le circuit de Portimão avait déjà figuré en début de saison européenne en 2021, tandis qu’une date automnale en 2020 avait offert des conditions météo plus incertaines.
La Turquie, de son côté, a historiquement occupé une place dans la tournée européenne estivale, bien que ses apparitions récentes aient été plus tardives dans l’année, avec un risque accru de pluie.
D’un point de vue logistique, une position en fin de saison pour la Turquie pourrait servir de transition naturelle entre l’Europe et des destinations comme Bakou puis Singapour.
Pour l’heure, la F1 ne commente pas les rumeurs : le calendrier demeure en cours d’élaboration et ne devrait pas être finalisé dans l’immédiat. À titre de comparaison, celui de 2026 n’avait été dévoilé qu’au mois de juin.