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Charles Leclerc se confie sur le revers de la célébrité

Moins de vie privée et une pression émotionnelle permanente

Par Franck Drui - 2 janvier 2026 - 08:43
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Depuis son arrivée en Formule 1, Charles Leclerc a vu sa vie basculer à mesure que sa carrière et la popularité du championnat prenaient une nouvelle dimension. Débarqué sur la grille en 2018 avec Alfa Romeo, un an seulement après la reprise de la F1 par Liberty Media, le Monégasque a connu une ascension fulgurante, sportivement comme médiatiquement.

Promu chez Ferrari dès 2019, Leclerc est rapidement devenu l’un des visages de la discipline. Aujourd’hui âgé de 28 ans, il reconnaît avoir dû franchir plusieurs étapes pour s’adapter à cette exposition croissante.

"Ma vie a clairement beaucoup changé, vraiment énormément," confie-t-il à RACER. "Je suis passé par trois phases différentes."

Trois phases pour apprivoiser la notoriété

La première correspond à ses débuts en F1, lorsque la reconnaissance reste encore limitée.

"Il y a d’abord la phase où vous êtes encore un peu personne, les gens ne vous reconnaissent pas vraiment, et ça correspond sans doute à ma première année en Formule 1. On vous arrête un peu, mais pas tant que ça."

Puis vient la deuxième étape, celle où la notoriété s’accélère, portée par les résultats et surtout par le statut de pilote Ferrari.

"La deuxième phase, c’est quand on vous arrête de plus en plus souvent dans la rue. Et au début, c’est quelque chose que vous appréciez, parce que vous vous dites : ’OK, j’ai toujours rêvé d’être à cette place, d’être pilote de Formule 1, surtout avec Ferrari, et je reçois énormément de soutien partout où je vais. C’est quelque chose de très spécial à vivre’."

"Pour ça, j’ai été, je suis, et je serai toujours reconnaissant d’être dans cette position."

La troisième phase, plus subtile, est celle où le besoin de préserver une part d’intimité se fait sentir.

"Et puis la troisième phase arrive, quand vous commencez à vouloir un peu plus de vie privée sur certains aspects. Mais au final, j’ai énormément de chance de faire ce que j’aime, dans l’équipe dont j’ai toujours rêvé, avec autant de soutien partout."

Une intimité à organiser, pas à fuir

Leclerc ne nie pas que cette exposition permanente complique certaines choses du quotidien, sans pour autant en faire un sujet de plainte.

"Oui, il y a un peu moins de vie privée. Ou plutôt, on peut en avoir, mais il faut s’organiser beaucoup mieux que lorsque j’avais une vie normale ! Mais il y a tellement de côtés positifs que ce n’est pas un problème, et je ne peux pas m’en plaindre."

Le Monégasque a récemment franchi une nouvelle étape dans sa vie personnelle, en annonçant ses fiançailles avec Alexandra Saint Mleux en novembre. Un événement largement médiatisé, qu’il assume pleinement.

"Parfois, on a juste envie de passer un moment avec sa maman, d’être normal et de vivre une vie normale, et ça, c’est devenu un peu plus difficile aujourd’hui."

"Après, bien sûr, l’annonce des fiançailles n’était pas vraiment privée, puisque nous l’avons partagée nous-mêmes ! Et c’est agréable de pouvoir partager ce genre de nouvelles très positives, pour nous comme pour les personnes qui nous suivent."

Le poids émotionnel de la performance

Plus que la curiosité autour de sa vie privée, Leclerc identifie un autre défi majeur : l’impact émotionnel de ses résultats en piste sur son entourage.

"Bien sûr que c’est difficile de séparer les résultats en Formule 1 et la vie personnelle, surtout parce que la F1 représente une part énorme de ma vie. J’ai travaillé... enfin, je n’aime pas dire ’travaillé’, parce que j’ai toujours aimé piloter, mais j’ai fait ça toute ma vie et ça signifie énormément pour moi."

"Tout ce que j’ai, c’est la famille, les amis et la course. Et quand on est aussi passionné par quelque chose, on vit chaque moment à fond. Ça veut dire que les émotions débordent forcément, d’une certaine manière, sur la vie personnelle."

Les week-ends de course dictent ainsi son état d’esprit bien au-delà du paddock.

"Si je fais une très mauvaise course, je rentre chez moi abattu. Et si je fais une très bonne course, je rentre beaucoup plus heureux."

"Avec le temps, on essaie de séparer les deux autant que possible, parce qu’au final, il faut simplement se réinitialiser. Après chaque course, que ce soit une bonne ou une mauvaise, mon objectif principal est de repartir de zéro, de faire un reset, et de recommencer."

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