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Critiqué et annoncé fini, Hamilton règle ses comptes

Le rebond chez Ferrari après une première saison difficile

Par Franck Drui - 24 avril 2026 - 09:18
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Après une saison 2025 particulièrement difficile, Lewis Hamilton savoure aujourd’hui sa revanche. Le pilote Ferrari reconnaît même avoir pris un certain plaisir à faire taire ceux qui le pensaient sur le déclin en Formule 1.

Arrivé à Maranello après trois années compliquées chez Mercedes, dans le contexte des monoplaces à effet de sol introduites en 2022, le septuple champion du monde espérait relancer sa carrière, surtout que Ferrari avait fini 2024 en trombe, à un cheveu du titre constructeurs. Mais pour la première fois en 19 saisons, Hamilton n’a inscrit aucun podium en Grand Prix sur l’ensemble d’un exercice, terminant l’année sur une note particulièrement frustrante.

Ce passage à vide a alimenté de nombreuses critiques, certains observateurs estimant même qu’il était temps pour le Britannique de tirer sa révérence. Mais un nouveau changement réglementaire et une monoplace davantage adaptée à son style de pilotage ont permis à Hamilton de rebondir en 2026.

Le déclic est intervenu en Chine, où il a décroché son premier podium avec Ferrari lors de sa 26e course en rouge. À l’approche de la reprise du championnat à Miami, après les annulations des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, Hamilton occupe la quatrième place du classement pilotes, à seulement huit points de son équipier Charles Leclerc.

Sans citer directement ses détracteurs, Hamilton n’a pas caché sa satisfaction de leur répondre en piste.

"Quand vous traversez des années difficiles, il y a beaucoup de questions de partout."

"Au final, j’ai vu certaines personnes qui n’ont pas eu ne serait-ce qu’une fraction du succès que j’ai eu, parler négativement, comme elles continuent de le faire."

"Et ça fait du bien de pouvoir revenir, d’aborder cette saison et de bien commencer, de montrer que j’ai toujours ce qu’il faut pour me battre aux avant-postes. Je vais continuer à essayer de performer de cette manière."

Hamilton souligne également le soulagement lié à la fin de l’ère des voitures à effet de sol, marquée par le phénomène de marsouinage, particulièrement pénalisant.

"C’est vraiment agréable d’avoir commencé la saison sans marsouinage," explique-t-il. "Évidemment, la génération précédente de voitures était un cauchemar pour tout le monde avec ce phénomène, sauf peut-être pour les Red Bull, donc c’est déjà un problème en moins."

Avec la nouvelle réglementation, qui repose sur un équilibre 50/50 entre énergie thermique et électrique, le Britannique retrouve un terrain plus neutre.

"On en revient simplement à la performance pure de la voiture. Tout le monde est reparti de zéro, et cela a été une grande remise à plat pour tout le monde. Donc c’est une course vers la ligne d’arrivée."

"C’est comme une course pour voir qui peut le mieux développer, pousser son équipe, ramer plus vite, plus fort et avec plus d’endurance au fil de la saison, pour continuer à ajouter de la performance à la voiture, ce qui rend tout cela bien plus excitant, et on voit les évolutions arriver."

Très impliqué dans le projet Ferrari, Hamilton insiste sur l’importance du travail effectué en coulisses, notamment à l’usine.

"C’est exactement ce dont nous avons besoin. L’an dernier, nous ne pouvions pas faire cela, parce que cela ne servait à rien d’avoir ces réunions pour la voiture que nous avions, en fin de vie et en fin d’ère technique, mais au moins, maintenant, nous pouvons les tenir avec un grand intérêt et planifier pour cette année."

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