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Danica Patrick : La F1 et Ecclestone n’ont jamais été accueillants

Elle garde en mémoire les propos odieux de l’ancien PDG

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Danica Patrick a été un grand nom parmi les femmes pilotes aux Etats-Unis dans les années 2000 et 2010. L’Américaine a pourtant fait ses classes en Europe et son nom avait été associé à la Formule 1 au milieu de la première décennie du siècle.

Cependant, elle n’a jamais envisagé cette opportunité sérieusement, notamment parce que Bernie Ecclestone, alors grand argentier de la discipline, avait eu des commentaires déplacés qui ne la faisaient pas se sentir bienvenue.

Le Britannique avait en effet été interrogé sur Danica Patrick, qui montrait de belles choses outre-Atlantique, et avait répondu que les femmes devaient juste être "habillées en blanc, comme tous les autres appareils ménagers".

Des propos qui appartiennent heureusement au passé à l’échelle de la F1, mais qui ont convaincu à l’époque la pilote de ne pas revenir sur le Vieux Continent. Elle a finalement remporté une course en IndyCar (photo) et a terminé sa carrière en NASCAR.

"Je me souviens de certaines choses négatives que Bernie Ecclestone a dites sur moi, alors dites peut-être des choses gentilles !" sourit Patrick auprès de Racer. "Faites en sorte que les gens se sentent les bienvenus !"

"C’est peut-être en partie pour cela qu’il n’y a pas beaucoup de femmes qui gravissent les échelons pour aller en Formule 1. Qu’est-ce qui peut changer cela ? Les responsables doivent changer leur attitude."

"Je sais que c’est peut-être une réponse controversée, mais j’en ai fait l’expérience directe et c’est ce que j’ai ressenti. Je veux dire, le PDG de la F1 a parlé de porter du blanc et d’appareils ménagers ! Je veux dire, excusez-moi ? Est-ce que j’ai besoin d’en dire plus quand le responsable de la discipline disait des choses comme ça ?"

Une différence de considération entre Europe et USA

Patrick a pu comparer l’Angleterre et les Etats-Unis à la même période, et constater un fossé dans l’acceptation des femmes, notamment dans un milieu majoritairement masculin : "Je peux en parler pour les États-Unis et l’Angleterre, je n’ai pas été bien accueillie en Angleterre en tant que femme."

"J’ai toujours eu l’impression que l’Angleterre et l’Europe étaient plus en retard sur leurs structures sociales et leur hiérarchie, sur le fait de savoir qui fait quoi et sur la dynamique des genres. Je ne sais pas, à titre personnel, c’est ce que j’ai ressenti."

"J’ai eu l’impression d’être mieux accueillie quand je suis rentrée à la maison. J’avais l’impression que les gens étaient vraiment heureux de m’avoir à leurs côtés ; je me sentais égale, mais ce n’était pas le cas en Angleterre."

"C’est une chose culturelle, c’est une norme culturelle. Vous pouvez le voir aux États-Unis, où toutes sortes de choses culturelles différentes sont mises en avant, avec beaucoup de récits et d’histoires à la clé. Il y a beaucoup d’initiatives ici pour que les choses considérées comme anormales deviennent normales."

"J’y étais de 1998 à 2001, donc il y a plus de 20 ans. Je suis sûre que c’est différent aujourd’hui, mais je sais que les US progressent. Donc même si le monde progresse au même rythme, lorsque j’en ai fait l’expérience au même moment, c’était à un stade différent."

Un test en Formule 1 n’a jamais été envisagé

A l’époque, le nom de Danica Patrick circulait pour une possible arrivée en Formule 1. Néanmoins, la principale intéressée explique que ce n’étaient que des bruits de paddock infondés : "C’est effectivement ce que les gens pensent, mais personne ne m’a jamais appelé."

"J’ai pensé qu’il devait y avoir une sorte d’angle de marketing, car personne ne m’a jamais appelé. Ou si l’on m’a appelé, ce n’était pas directement. Si j’ai reçu un appel, ce n’était pas à moi directement, et je ne vois pas pourquoi on ne me l’aurait pas transmis."

"Mais je ne pense pas qu’il y ait vraiment eu un quelconque fond à tout cela. Une fois que j’ai quitté l’Angleterre, après y avoir vécu quelques années, j’étais d’accord pour ne pas y retourner."

"J’ai réalisé que ma réussite dépendait de mon environnement, des gens, de mon confort et des opportunités. J’avais l’impression que les opportunités aux États-Unis étaient meilleures, et que j’étais simplement plus heureuse et plus à l’aise, donc j’étais d’accord pour laisser ça derrière moi."

Aucun regret de ne pas avoir roulé en F1

Elle révèle que même en Europe, la F1 n’a jamais été au centre de ses priorités : "Et je n’ai jamais voulu piloter une Formule 1 juste pour dire que je l’avais fait, parce que je n’avais pas besoin de le faire, et que ça se passe mal au bout du compte."

"Je ne me suis lancée que dans les choses qui me tenaient vraiment à cœur et, heureusement, j’ai pu faire du bon travail dans les choses que je voulais vraiment faire. Mais la Formule 1 n’était pas quelque chose de sérieux pour moi."

Elle pense toutefois que la F1 bénéficierait grandement de l’arrivée d’un pilote américain aujourd’hui. C’est Colton Herta, pilote Andretti en IndyCar, qui tiendrait la corde à ce niveau, notamment dans le cadre d’un rachat de Sauber par Andretti.

"Je pense que le fait qu’un pilote de Formule 1 soit américain aiderait vraiment le sport et sa popularité ici aux États-Unis. Quand il y a un pilote américain, ça résonne ici. Tout comme s’il y avait un pilote d’un autre pays, chaque fois qu’un pilote gagne, ça fait grand bruit dans son pays."

"Si un Italien ou un Allemand gagne, c’est de la folie. Mon père et moi regardions le documentaire sur Schumacher, et c’était fou quand on le voit gagner en Allemagne. C’est la même chose ici, s’il y avait un pilote américain, ce serait vraiment bien pour le public américain."

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