Frédéric Vasseur est satisfait d’avoir signé un nouveau podium à Barcelone, d’autant que ce n’est pas ce qu’espérait Ferrari avant le week-end. Le patron de la Scuderia admet toutefois qu’il espère mieux des Grands Prix et qu’il espère encore d’autres progrès.
"On a une bonne dynamique en ce moment même si l’objectif n’est pas la troisième place, donc on regarde devant pour voir où est McLaren. On a bien progressé sur les trois dernières courses, on a fait un pari qui a fonctionné aujourd’hui" a déclaré Vasseur à Canal+.
"C’était difficile de lire les pneus et voir lequel était le plus performant et le plus endurant. On a tous eu des surprises pendant la course, mais ça a été bien géré et Charles fait un bon boulot, c’est un podium dessus, on revient deuxièmes au championnat, donc c’est un pas en avant."
Le bilan qu’il tire du week-end et du rythme de course est positif : "C’est une bonne course, un autre podium après Monaco, on est de retour dans la lutte au championnat et c’est la troisième course solide consécutive."
"Imola était mauvais en qualifications mais la course était bonne, donc ce sont de bons progrès. On doit maintenant s’élancer de bonnes positions lors des prochaines courses, car quand on part sixième et septième c’est difficile. Le rythme de course n’était pas mauvais par rapport à McLaren mais ils sont encore devant."
Interrogé sur les raisons pour lesquelles Lewis Hamilton n’a pas résisté à Nico Hülkenberg alors qu’il avait résisté à Charles Leclerc plus tôt, Vasseur désamorce immédiatement les théories complotistes selon lesquelles son pilote chercherait à nuire à son équipier.
"Il n’avait plus de pneus, on n’était pas bien avec le dernier train de pneus. Il n’a pas cherché à perdre du temps dans le dépassement, car il y avait trois ou quatre voitures derrière et il ne voulait pas se mettre en danger de perdre des positions."
Les pneumatiques sont toujours le nerf de la guerre, et le Français reconnait qu’il y a une frustration à ce sujet : "On est toujours dans une phase où l’on essaie de comprendre ce qui se passe avec les pneus, comment être constant avec."
"Et sur le week-end on a fait des choix stratégiques qui se sont révélés payants, mais c’est difficile de voir la différence entre les trois composés en termes d’endurance et de performance."
"La performance est là et l’on doit être plus perspicaces sur cela. Les pneus ça fait 35 ans que je fais ça, et ça fait 35 ans que le dimanche on a un bon résultat, qu’on pense avoir compris, et que la semaine d’après on a l’impression d’être nuls."
"Je ne tire pas de conclusion hâtive mais on a l’impression d’avoir fait un bon travail les derniers week-ends. On est sur la bonne voie face à Mercedes mais personne ne peut dire qu’il a tout compris aux pneus."