L’impact potentiel de l’ajustement de la réglementation 2026 de la Formule 1 pour Miami a été testé dans le simulateur par Anthony Davidson. Le pilote de développement de Mercedes F1 a pu analyser les différences entre les règles de gestion de l’énergie utilisées lors des trois premières courses et celles qui seront en vigueur à partir de Miami.
À l’issue d’une réunion cruciale lundi, la F1 et l’organe directeur, la FIA, ont dévoilé un ensemble de modifications visant à améliorer les règles 2026, afin de répondre aux inquiétudes des pilotes concernant la sécurité, mais aussi la gestion des qualifications et des dépassements.
Davidson, qui a passé de nombreuses heures à tester la réglementation sur le simulateur Mercedes à l’usine de Brackley, a put expliquer ce qu’il attend des règles revues après avoir expérimenté ces changements sur la monoplace virtuelle du team.
"Je pense que, dans l’ensemble, l’ensemble des règles était assez ambitieux. Certains diraient trop ambitieux, avec cette répartition 50-50 entre le moteur thermique (ICE) et la puissance de la batterie" a déclaré Davidson dans le podcast Sky Sports F1 Show.
"Vous effectuez donc désormais des tours où vous n’avez pas vraiment assez de batterie pour compenser le moteur thermique, qui est assez peu puissant pour propulser une F1 sur un circuit avec toute la traînée générée par les ailerons. Ils ne pouvaient rien faire de trop drastique car, sinon, les voitures deviendraient tout simplement trop lentes."
"Nous sommes donc dans une sorte de juste milieu désormais, limiter la quantité d’énergie de 8 MJ à 7 MJ devrait permettre aux pilotes de piloter davantage à fond. Mais comme le moteur thermique est naturellement assez sous-dimensionné avec les nouvelles règles, cela signifie que les temps au tour seront plus lents."
"C’est donc un peu contre-intuitif. Des temps au tour plus lents, mais des pilotes qui peuvent être davantage à fond. Si vous pensez à une F3 ou une F2, leurs temps au tour sont plus lents, mais les pilotes sont à plein régime tout le temps. C’est vers ce genre de chose que nous nous rapprochons maintenant."
"Ils ont consulté les pilotes et je suis vraiment heureux qu’ils leur aient parlé sur ce coup-là, car ce sont eux qui sont dans la voiture et qui le ressentent au bout du compte, comme je l’ai fait tout au long de l’hiver sur le simulateur."
"J’avais d’ailleurs signalé beaucoup de ces points dès le début de l’année dernière. Des choses comme le super clipping de 350 kW, par exemple. Maintenant, ils sont autorisés à utiliser le super clipping maximum, ce qui signifie que cela réduit la période pendant laquelle vous êtes réellement en phase de clipping."
"Ainsi, au lieu de cette longue et pénible diminution du régime moteur à laquelle nous nous sommes tous habitués après les trois premières courses, il y aura une progression, puis une chute plus marquée mais sur une période beaucoup plus courte. Cela dissuadera les pilotes et les équipes de lever le pied. Je pense qu’ils ont trouvé une meilleure solution. C’est là que j’estime que nous aurions dû être dès le départ."
Davidson espère que les changements pour les courses permettront toujours le type de compétition fluide qui a eu lieu lors des trois premières courses de la saison : "J’espère juste que cela permettra toujours les dépassements. Pour moi, le doute plane encore sur ce point, mais j’espère que ce sera le cas."