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Doriane Pin est ’fière’ de ce qu’a ’montré’ son premier test en F1

Elle s’est entraînée et a relevé le défi posé par la Mercedes W12

Par Emmanuel Touzot - 27 avril 2026 - 18:16
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Doriane Pin a réalisé un de ses rêves en pouvant prendre le volant d’une monoplace de Formule 1, la semaine dernière à Silverstone. La protégée de Mercedes F1 a pu découvrir les contraintes d’une telle machine au volant de la monoplace de 2021, une des plus rapides de l’histoire.

Quelques jours après avoir parcouru 200 km au volant de la W12 à Silverstone, sous les yeux de ses parents, elle a pu s’exprimer sur le site de Mercedes pour confier à quel point cela avait été un jour important pour elle.

"C’était le plus beau jour de ma vie" confie-t-elle. "Je ne voulais pas sortir de la voiture à la fin, j’étais vraiment triste que ce soit fini. Le lendemain, j’ai envoyé un message à mon ingénieur pour lui demander ’quand est-ce qu’on recommence ?!’"

"Dès l’instant où je me suis glissée dans le cockpit, un silence s’est fait dans mon esprit, j’étais simplement concentrée sur l’instant présent. Puis les couvertures chauffantes ont été retirées, et tout est devenu concret. Dès que je suis entrée sur la piste, je me suis dit ’wow !’. Je voulais juste profiter pleinement du moment, rester dans ma bulle et être présente."

Après 76 tours, il était temps de savourer l’accomplissement d’un rêve d’enfant, mais pas avant une ultime démonstration de ce qu’une F1 pouvait faire avec elle à son volant : "C’était lors du dernier run en pneus tendres, quand nous avons vraiment attaqué, j’ai pu sentir que la F1 était tellement vivante pour moi à ce moment-là."

Si bien que la Française a fait une insomnie la nuit suivante : "La nuit précédente, j’ai dormi parfaitement bien, comme un bébé. La nuit suivante a été un cauchemar ! J’entendais encore le moteur et je ne pouvais pas m’empêcher de repenser au pilotage. Je n’ai pas dormi du tout."

Pour Doriane Pin, l’important est aussi de rappeler à tout le monde, observateurs et acteurs du championnat, mais aussi aux jeunes filles pilotes, qu’il n’y a pas de restrictions ou de difficultés particulières pour qu’une femme pilote une Formule 1.

"Tout le monde sait qu’une femme dans une F1 n’est pas chose courante, mais les gens ignorent aussi si une femme est capable d’en piloter une. Mais nous pouvons maintenant conclure que peu importe d’où vous venez, votre apparence ou qui vous êtes, vous pouvez piloter une F1 si vous vous y préparez pleinement."

"Si vous vous donnez à 100 % dans le sport automobile, vous pouvez tout accomplir. Je suis fière de montrer que peu importe le genre et l’origine, même si vous paraissez très frêle, vous pouvez piloter une Formule 1."

Ce résultat n’est pourtant pas le fruit d’une seule journée, car elle s’est préparée particulièrement pour ce roulage : "J’ai travaillé très dur chez moi avec des vidéos pour être prête pour le jour J, et j’ai passé une journée entière avec mon ingénieur pour le moulage du baquet et pour passer en revue tous les systèmes et les différentes procédures."

"Le jour du test, j’ai continué à assimiler tout ce que l’on me disait dès mon arrivée sur le circuit. À chaque fois que je montais dans la voiture, je progressais naturellement parce que je comprenais ce que mon ingénieur me transmettait. Les forces G sont un choc important pour le cou, car c’est la partie la plus sollicitée, mais le corps doit s’adapter. Physiquement, j’allais bien."

Doriane Pin espère désormais avoir d’autres occasions de s’installer au volant d’une monoplace du championnat du monde de la catégorie reine du sport automobile.

"Mon objectif est évidemment toujours de courir en Formule 1, et de pouvoir faire plus que des tests privés. Avoir cette opportunité n’aurait pas été possible sans l’aide et le soutien de Mercedes. C’était tout simplement incroyable, et je serai éternellement reconnaissante envers chaque membre de l’équipe pour cela."

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