Le président de Ferrari, John Elkann, est revenu sur l’année 2025, qu’il considère comme une période où l’écurie de Formule 1 "n’a pas été à la hauteur de ses ambitions". Dans une lettre ouverte aux actionnaires, il concède néanmoins que la marque emblématique sait que "la course est autant une affaire d’apprentissage que de victoires".
Les premiers signes de 2026 montrent déjà que Ferrari a amorcé un virage positif selon lui.
L’année dernière, Ferrari a traversé une saison de F1 sans victoire. Son pilote vedette, le septuple champion du monde Lewis Hamilton, n’a pas réussi à monter sur le podium lors de sa première saison en rouge, faisant face à une adaptation difficile.
Pour autant, la Scuderia a brillé sur d’autres fronts du sport automobile : elle a conservé son titre aux 24 Heures du Mans et a remporté un doublé au championnat du monde d’endurance (WEC), soulignant sa polyvalence et son expertise technique.
Avec la réinitialisation des réglementations en 2026, Ferrari a déjà franchi un cap en F1. L’écurie se présente comme le challenger le plus proche des leaders, Mercedes, et affiche un bilan de podiums parfait jusqu’à présent : Charles Leclerc a décroché la troisième place à Melbourne, tandis que Hamilton a ouvert son compteur de podiums chez Ferrari en Chine.
Actuellement, Ferrari occupe la deuxième place du championnat des constructeurs, à 31 points de Mercedes, tandis que Leclerc, meilleur pilote de l’écurie, pointe à 17 points du leader du classement pilotes, George Russell.
Dans sa lettre, Elkann, également PDG d’Exor, dresse un constat franc sur la saison 2025 :
"2025 a offert à la fois des triomphes et des leçons. Ferrari a connu une année remarquable en endurance, remportant les titres constructeurs et pilotes du WEC, s’imposant à nouveau aux 24 Heures du Mans et décrochant la GT3 World Cup à Macao. Ces succès, survenus plus d’un demi-siècle après le dernier titre mondial en endurance de Ferrari, reflètent l’extraordinaire esprit d’équipe qui unit tous les acteurs, des mécaniciens aux ingénieurs et pilotes, travaillant avec une dévotion partagée vers un objectif commun."
Elkann souligne également l’importance de la cohésion retrouvée après la période d’isolement liée au Covid, rendant les victoires collectives encore plus significatives. Il rappelle que Ferrari a remporté la centenaire édition du Mans, cinquante ans après sa dernière participation, et enchaîné trois succès consécutifs avec trois équipages différents, démontrant l’unité et la force collective de l’équipe.
En revanche, "la F1 n’a pas été à la hauteur des ambitions". Mais Elkann insiste : "Ferrari a toujours compris que la course est autant une affaire d’apprentissage que de victoires. Enzo Ferrari avait conservé ce qu’il appelait un ’musée des erreurs’, un cabinet de pièces cassées collectées dans la quête du progrès. Cet état d’esprit reste essentiel aujourd’hui : responsabilité et détermination à revenir plus fort. "