De plus en plus fragilisé chez Red Bull, Christian Horner a finalement perdu sa place de directeur cette semaine, après que l’équipe de Milton Keynes a décidé de l’écarter de l’opérationnel de l’équipe et le remplacer par Laurent Mekies.
Désormais, la question se pose de savoir si le Britannique cherchera à retrouver un rôle en Formule 1, ou s’il décidera de faire une pause, voire de quitter la catégorie reine du sport automobile.
Pour le moment, Horner est encore officiellement engagé avec Red Bull, puisqu’il n’a été écarté que sur le plan opérationnel. Nul doute qu’il quittera rapidement la structure, mais qu’il négociera certainement un parachute doré.
Il est donc peu probable qu’il garde un rôle dans la structure de Red Bull, d’autant que son principal soutien, le milliardaire thaïlandais Chalerm Yoovidhya, n’est plus actionnaire majoritaire de Red Bull GMbH, la structure à laquelle appartient Red Bull Racing.
La possibilité de voir Horner quitter la F1 de manière définitive semble peu probable, après deux décennies passées dans une équipe de la catégorie reine. En revanche, une pause semble envisageable, après plus d’une année de tumulte et de guerres internes qui auront certainement entamé sa motivation.
S’il rebondit en Formule 1, on peut évidemment imaginer l’option Ferrari, alors que des rumeurs avaient laissé entendre que John Elkann, le PDG de Ferrari, voulait récupérer les services de Horner s’il devait écarter Fred Vasseur à la tête de la Scuderia.
Néanmoins, les dernières rumeurs relativisent la possibilité de voir le Français licencié, et l’arrivée de Horner semble très peu probable. Sauf si Ferrari décide d’avoir une gestion à deux têtes pour soulager Vasseur, et que le profil du Britannique convient à la Scuderia.
Car en effet, entre l’affaire de mœurs qui le concerne et sa gestion controversée des pilotes, Horner bénéficie d’un déficit d’image qui pourrait refroidir l’équipe de Maranello au moment de réfléchir à l’engager.
Un déficit d’image qui pourrait, en revanche, ne pas arrêter Alpine F1, qui pourrait vouloir compléter son organigramme. En effet, Flavio Briatore est pour l’instant au sommet mais n’a qu’un rôle de conseiller exécutif, tandis que Steve Nielsen, annoncé le week-end dernier, sera Directeur Général.
Dans ce rôle, il gérera les opérations au quotidien d’Alpine, dans un rôle qui ressemble à celui d’un team principal. Dès lors, il manquerait un rôle de supervision des divers départements techniques et de l’usine, ou d’une personne gérant la partie circuits au fil des courses.
Il y aurait donc une place pour Horner et, compte tenu de l’image déjà bien écornée de Flavio Briatore, nul doute que la réputation du directeur sortant de Red Bull ne serait pas un frein à son recrutement. C’est donc cette piste qui, actuellement, semblerait la plus plausible.
Du côté des autres équipes, les organigrammes sont déjà bien remplis et le fonctionnement ne semble pas problématique, soit avec un duo PDG-team principal, soit une alliance propriétaire-directeur. Difficile d’imaginer Horner s’intégrer dans un de ces fonctionnements pour l’instant.