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Haas F1 passe enfin à la vitesse supérieure avec son simulateur maison

L’équipe se rapproche encore plus des standards du plateau

Par Franck Drui - 16 janvier 2026 - 17:21
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Haas F1 s’apprête enfin à franchir une étape clé de son développement. Longtemps contrainte de fonctionner avec des moyens plus limités que la majorité de ses concurrents, l’écurie américaine va prochainement disposer de son propre simulateur en interne, un outil devenu indispensable en Formule 1 moderne.

Le directeur de l’équipe, Ayao Komatsu, a confirmé que le simulateur actuellement en construction sur le site de Banbury, au Royaume-Uni, devrait être opérationnel entre mai et juin, permettant ainsi à Haas de se hisser au même niveau que les autres équipes du plateau sur le plan des infrastructures et ne plus dépendre de Ferrari pour cet outil.

Si certaines écuries disposent depuis longtemps de moyens technologiques conséquents, Haas a toujours travaillé en respectant une approche mesurée de ses investissements. Ces dernières années, l’équipe a toutefois réalisé de réels progrès pour réduire l’écart structurel avec ses rivales.

En dehors de la piste, le simulateur joue aujourd’hui un rôle central, aussi bien pour aider les ingénieurs à mieux comprendre la voiture que pour permettre aux pilotes de se familiariser avec les conditions de course. Jusqu’à présent, Haas faisait figure d’exception en ne disposant pas d’un tel outil directement sur site.

Le partenariat avec Toyota change la donne

C’est grâce à son partenariat avec Toyota que Haas a pu accélérer ce projet. L’écurie est actuellement en train de finaliser l’installation de son simulateur à Banbury, tandis qu’un second simulateur est déjà disponible sur le site Toyota d’Epsom.

"Je pense que le simulateur principal, celui de Banbury, sera opérationnel autour de mai ou juin," a expliqué Komatsu. "Mais Toyota en a un autre à Epsom."

Cette configuration permet à Haas de travailler en parallèle sur l’intégration des systèmes.

"Nous effectuons donc tout notre travail de validation et d’intégration du modèle en parallèle avec celui d’Epsom. Ainsi, une fois que le simulateur physique sera installé à Banbury, nous pourrons l’utiliser immédiatement."

Le patron de l’écurie se veut confiant quant à sa mise en service rapide.

"Oui, sans souci ! Il devrait être immédiatement opérationnel une fois installé, puisque nous travaillons en parallèle."

Jusqu’ici, Haas s’appuyait sur le simulateur de Ferrari à Maranello, une solution loin d’être idéale sur le plan logistique et opérationnel. Si cet accès restait précieux, Komatsu souligne clairement ses limites.

"C’est très important d’avoir le nôtre. Nous avons accès à un simulateur Ferrari à Maranello. Mais évidemment, ce n’est pas idéal, parce que la majorité des équipes d’ingénierie sont basées au Royaume-Uni, les créneaux sont limités et Ferrari... c’est en Italie."

"Logistiquement, cela a été assez difficile aussi pour les pilotes."

Avec l’arrivée du nouveau règlement technique de 2026, l’importance du simulateur va encore s’accroître. Pour Haas, disposer enfin de son propre outil représente donc bien plus qu’une simple amélioration : il s’agit d’un véritable jalon stratégique.

"En 2026, le simulateur sera encore plus important. Nous ne pouvons pas en avoir l’accès immédiat aujourd’hui, mais il va être vraiment, vraiment clé. C’est une étape importante pour l’équipe de pouvoir enfin avoir cela en interne."

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