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Hadjar explique pourquoi il a confiance face à Verstappen pour 2026

"Je pense être plutôt bon pour m’adapter"

Par Franck Drui - 4 décembre 2025 - 15:46
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Isack Hadjar vit l’une des semaines les plus importantes de sa jeune carrière. Le Français fera ses débuts en tant que pilote titulaire Red Bull en 2026, une annonce majeure qu’il accueille avec un mélange de fierté, de lucidité et d’ambition.

Interrogé en conférence de presse à Abu Dhabi, Hadjar est revenu sur les circonstances de cette nomination… loin du scénario hollywoodien qu’on pourrait imaginer.

Dès la première question, Hadjar a exprimé une émotion contenue mais réelle à l’idée de rejoindre l’équipe dominante de la dernière décennie.

"C’est un très bon moment dans ma carrière, c’est sûr. Toutes ces années de travail sont enfin récompensées. Évidemment, ce n’est que le début d’un nouveau chapitre, mais je suis très excité, surtout en entrant dans une nouvelle ère de la F1. Le timing est vraiment bon."

Il n’y a pas eu d’appel théâtral, révèle-t-il. À la question de savoir comment il a appris la nouvelle, Hadjar sourit : "Il n’y a pas eu un appel cool où je décroche et on me dit ’Tu es pilote Red Bull Racing’. Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé."

"C’était juste une discussion avec Helmut. Il m’a fait comprendre que je piloterais pour Red Bull… et que je devais délivrer les résultats qu’on attend de moi. C’est tout."

Avec un règlement technique totalement renouvelé, Hadjar refuse de se donner des attentes chiffrées.

"Je n’ai aucune attente, parce que tout le monde repart de zéro. Le travail va parler. J’ai hâte d’être en janvier-février pour commencer à travailler avec l’équipe, apprendre à connaître tout le monde. Ce sera crucial pour essayer de prendre un peu d’avance."

Interrogé sur la difficulté supposée d’être performant dans une Red Bull, particulièrement face à un quadruple champion du monde comme Verstappen, Hadjar a rectifié d’emblée.

"Ce n’est pas vrai : ce ne sera pas la même voiture l’année prochaine. On aura la voiture que l’équipe aura construite. Je devrai m’y adapter, et Max devra faire le même travail."

"Si la voiture évolue dans une direction, j’aimerais pouvoir ressentir ce changement et, idéalement, y contribuer. J’ai toujours roulé dans des voitures différentes chaque année, je n’ai jamais répété le même job deux fois. Je pense être plutôt bon pour m’adapter, donc je suis confiant."

Des ingénieurs Racing Bulls lui ont affirmé qu’il serait le pilote dont le style se rapproche le plus de celui de Verstappen au sein de la filière Red Bull.

"Si c’est le line-up pour l’an prochain, c’est que ça faisait sens. Avec un nouveau règlement, le timing est idéal. Mais Max a un style unique, et je dirais que moi aussi. Je ne cherche pas à le copier. On a juste quelques points communs dans l’approche."

"Ce que je trouve impressionnant chez Max, c’est qu’après quatre titres, il est toujours aussi affamé. Il devient fou quand ça ne va pas dans son sens, parce qu’il veut toujours gagner. Tous les champions n’ont pas ça. Beaucoup lèvent le pied après un certain niveau. Lui, non. Et je ressens la même chose."

Hadjar assume en tout cas vivre un rêve éveillé.

"Il y a deux choses incroyables : être dans une équipe championne du monde, et être le coéquipier de Max. J’ai grandi en regardant Vettel gagner toutes ces courses avec Red Bull. Et maintenant, je vais découvrir le niveau le plus élevé du monde. C’est super excitant."

Enfin, comme tous les pilotes présents à Abu Dhabi, il a été invité à donner son pronostic sur le titre 2025.

Sa réponse est limpide, teintée de réalisme face aux points de chacun au championnat : "Lando."

Pas de 5e titre en vue donc selon lui pour son futur équipier !

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