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Hadjar : je visais le baquet Red Bull dès mon premier Grand Prix

"Honnêtement, c’était mon objectif dès le début de l’année"

Par Franck Drui - 27 avril 2026 - 08:57
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Pour sa saison de débutant en Formule 1 en 2025, Isack Hadjar a affiché une attitude calme, presque effacée. Réponses mesurées, posture détendue et assurance discrète : le Français donnait l’image d’un pilote concentré sur l’apprentissage, prêt à faire ses gammes dans l’élite.

Mais derrière cette façade posée, une ambition bien plus affirmée prenait forme.

Les débuts du pilote tricolore chez Racing Bulls n’ont pourtant pas été exempts de tension. Lui-même reconnaît avoir ressenti une pression importante dès les premières courses, notamment après son abandon prématuré avant même le départ à Melbourne. Une entrée en matière délicate qui aurait pu fragiliser sa progression.

Avec le recul, Hadjar assure toutefois avoir rapidement surmonté ce cap.

"J’ai vraiment apprécié, je dois dire," confie-t-il au site officiel de la Formule 1, interrogé sur son ascension rapide jusqu’à Red Bull Racing. "Pour revenir à la pression, je me sentais bien. Bien sûr, j’étais très stressé au début de l’année, je n’avais pas beaucoup de kilomètres en F1."

"Je me disais des comme ’c’est énorme’. C’est le plus grand championnat. C’est la dernière année de ce règlement, donc tout le monde est à fond. J’ai le rythme. Est-ce que je vais être à trois dixièmes ? Est-ce que je vais avoir du mal à revenir si je suis décroché ?"

Des doutes rapidement dissipés. "En réalité, ça ne s’est jamais passé comme ça. J’ai été immédiatement dans le rythme. Et je dois dire que j’y prends énormément de plaisir."

De l’extérieur, peu d’indices laissaient transparaître ces questionnements internes. Hadjar s’est vite installé dans le rythme de la discipline, enchaînant les performances solides et inscrivant régulièrement des points. Sa progression a culminé avec un premier podium marquant à Zandvoort, symbole d’une adaptation express.

Au terme de la saison, ses 51 points et une 12e place au classement pilotes traduisent une efficacité certaine, mais ne racontent pas toute l’histoire.

Car si le discours public du Français évoquait patience et progression, ses ambitions en coulisses étaient bien plus élevées. Hadjar ne visait pas seulement une saison d’apprentissage : il cherchait à accélérer son ascension.

"Je savais que si je faisais le travail naturellement, j’obtiendrais le baquet, la promotion, et honnêtement, c’était mon objectif dès le début de l’année. Je disais : ’Je vais y aller étape par étape, blablabla’... mais je voulais déjà plus," explique-t-il.

"C’est ce que je disais, mais en réalité, je voulais faire une très, très grosse saison rookie, monter chez Red Bull, et c’était tout."

Cette stratégie de communication bien rodée masquait un objectif limpide : convaincre suffisamment pour décrocher un volant aux côtés de Max Verstappen.

Un défi de taille, tant ce deuxième baquet chez Red Bull est devenu instable ces dernières saisons, les équipiers successifs peinant à suivre le rythme implacable du champion du monde. Hadjar en avait pleinement conscience.

"Bien sûr, d’une certaine manière, parce que vous regardez les écarts entre les équipiers de Max et vous vous dites : ’Waouh, c’est étrange’, mais en même temps, je suis réaliste."

Et pour l’instant, chez Red Bull Racing, tous les voyants sont au vert après trois courses pour le Français, quasiment dans le rythme de son équipier...

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