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Hadjar lucide malgré sa 3e place : Red Bull manque de rythme pour gagner

Le Français admet que la RB22 ne peut pas lutter avec les Mercedes F1

Par Franck Drui - 7 mars 2026 - 15:55
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Pour sa première qualification avec Red Bull Racing, Isack Hadjar a frappé fort en se hissant dans le top 3 sur la grille du Grand Prix d’Australie. Une performance solide pour le jeune Français, qui a vécu une séance étonnamment sereine au volant de la RB22. S’il savoure ce résultat prometteur, le pilote reste toutefois lucide sur la hiérarchie actuelle, estimant que Mercedes F1 possède pour l’instant un avantage en performance pure.

Interrogé sur le déroulement de cette qualification, Hadjar a d’abord souligné la tranquillité avec laquelle il a pu construire sa performance.

"Honnêtement, c’était une séance très tranquille. Il n’y a eu aucun drame pour moi. C’est aussi la première fois, je pense, dans ma petite carrière en F1, que tour après tour je trouvais du temps au tour, même avec des pneus usés. Donc je construisais simplement ma performance petit à petit."

Le Français a également insisté sur les progrès réalisés dans la gestion de l’énergie sur un tour, un point qui avait posé problème la veille.

"Nous avons fait un très bon travail pour être constants dans la gestion du déploiement d’énergie tout au long du tour, donc c’était très régulier comparé à hier, qui était assez mauvais."

Cette constance a rendu l’exercice bien plus simple que lors de ses précédentes expériences en Formule 1.

"Donc oui, l’approche était… c’est la première fois de ma carrière que c’est aussi facile de mettre une voiture dans le top dix. Et cela rend tout le processus beaucoup plus simple. On peut construire son tour comme on le souhaite, on peut se permettre quelques erreurs. Donc oui, en termes de pression, elle n’était pas très élevée, et c’était bien."

L’élimination précoce de son équipier de Max Verstappen dans la séance aurait pu ajouter de la pression sur les épaules du pilote Red Bull. Mais Hadjar assure que cela n’a pas changé son approche.

"En fait, non. Je peux être troisième, mais si Max avait roulé pendant toute la séance, je ne sais pas si je serais à cette place. Donc c’est dommage. Je veux me comparer aux meilleurs et aujourd’hui cela n’est pas arrivé, donc nous ferons ça la prochaine fois en Chine."

Le deuxième siège chez Red Bull est devenu ces dernières années l’un des plus difficiles de la grille. Plusieurs pilotes s’y sont cassé les dents, un sujet que Hadjar préfère aborder de manière simple.

"Nous avons la même voiture, donc c’est celui qui pilote le mieux qui fait le meilleur travail et obtient les meilleurs résultats. Donc voilà mon approche."

Alors que les pilotes Mercedes ont vanté les qualités de leur monoplace ce week-end, Hadjar se montre plus mesuré sur la RB22 dans sa forme actuelle.

"Honnêtement, ce qui se passe à Melbourne n’a pas vraiment d’importance par rapport à la voiture que nous aurons à la fin de l’année. Il va y avoir tellement de… la courbe de progression est tellement raide que ce sera très différent."

"Pour le moment, nous connaissons notre faiblesse. Nous avons une voiture fiable avec nous, ce qui est positif, mais il nous manque simplement de la performance pure pour le moment."

Concernant la course, Hadjar ne se fait guère d’illusions face au rythme affiché par Mercedes, même s’il vise un résultat solide.

"Non je ne rêve pas de victoire. Mais je pense qu’après le virage 1, si nous gardons notre position, alors nous ferons une bonne course. Mais nous n’avons tout simplement pas le rythme pour gagner. Prendre un meilleur départ, mais ensuite ce sera… ils sont simplement trop rapides pour le moment."

"Donc je veux garder ma position. Un deuxième podium en carrière pourrait être bien."

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