Arrivé chez Red Bull Racing pour la saison 2026 afin de remplacer Yuki Tsunoda aux côtés du champion du monde en titre Max Verstappen, Isack Hadjar semble avoir parfaitement négocié ses premiers pas dans l’un des environnements les plus exigeants de la Formule 1.
Discret durant l’hiver, le jeune Français laisse néanmoins transparaître une adaptation rapide au sein du garage de Milton Keynes, réputé pour son intensité et son niveau d’exigence.
"En tant que personne qui aime vraiment le travail difficile, je me suis senti un peu plus à l’aise ici," explique Hadjar.
"Je suis très, très heureux de travailler avec des gens qui sont très engagés dans la victoire. Je suis très heureux d’être chez Red Bull Racing. J’ai beaucoup de chance. Ça se passe très bien."
Le Français est même allé jusqu’à suggérer la semaine dernière qu’il se sent aujourd’hui plus à l’aise chez Red Bull qu’il ne l’était auparavant au sein de l’équipe sœur Racing Bulls.
Un point crucial de son intégration concerne évidemment sa relation avec Max Verstappen, que Hadjar décrit déjà comme particulièrement saine et constructive.
"Max ne cache aucune donnée", confie-t-il. "Il ne me cache aucune information et répond à toutes mes questions. Et comme il est toujours très performant en piste, nos données peuvent être facilement comparées."
Hadjar souligne également la cohérence entre les retours du Néerlandais et les données issues de la télémétrie.
"Il ne ment pas", affirme-t-il. "Pour moi, c’est important que ce que dit le pilote corresponde aux données. Ça aide énormément mon développement."
Fait notable, deux anciens équipiers de Verstappen, Alexander Albon et Sergio Pérez, estiment tous deux que Hadjar possède les qualités nécessaires pour réussir là où d’autres ont rencontré davantage de difficultés.
Lucide sur la compétitivité actuelle de son équipe, Hadjar ne se fait toutefois aucune illusion avant l’ouverture de la saison à Melbourne.
"Ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes pas les plus rapides," reconnaît-il.
Au pire, le Français estime que Red Bull pourrait aborder le premier rendez-vous de la saison comme la quatrième force du plateau, un scénario dans lequel une huitième place représenterait davantage un point de départ logique qu’une contre-performance.
Dans son évaluation actuelle, Hadjar considère Ferrari comme particulièrement solide, avec Mercedes et McLaren juste derrière.
Malgré tout, le pilote Red Bull se montre confiant pour la suite.
"Notre fiabilité est bonne et le rythme en course semble solide", conclut-il. "Je m’attends, au moins en début de saison, à ce que nous soyons plus compétitifs en course qu’en qualifications."