Lewis Hamilton a levé le voile sur un aspect très personnel de sa vie en affirmant être atteint de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), à quelques jours du coup d’envoi de la saison 2026 de Formule 1.
Le pilote britannique, septuple champion du monde, s’apprête à entamer sa deuxième saison complète sous les couleurs de Ferrari. À 41 ans, le Britannique sort d’un exercice 2025 compliqué, marqué par l’absence totale de podiums - une première dans toute sa carrière en F1.
Après une saison blanche en termes de victoires, l’attente est forte à Maranello à l’approche de 2026, d’autant que la SF-26 a laissé entrevoir un potentiel prometteur lors des essais hivernaux disputés à Bahreïn le mois dernier. Le championnat, long de 24 Grands Prix, débute ce week-end avec le Grand Prix d’Australie, sur le tracé de l’Albert Park Circuit à Melbourne.
À la veille de cette nouvelle campagne, les 22 pilotes de la grille ont participé à une vidéo publiée sur la chaîne YouTube officielle de la Formule 1, dans laquelle il leur était demandé de révéler un fait surprenant que les fans ignoreraient à leur sujet. Lewis Hamilton a alors surpris en déclarant souffrir de TDAH, un trouble du neurodéveloppement notamment associé à l’hyperactivité et aux difficultés de concentration.
"Je suis TDAH," a-t-il affirmé.
"Quand j’entre dans une pièce de ma maison, je commence vraiment à déplacer tous les livres pour qu’ils soient parfaitement alignés."
"Et ça me frustre énormément quand je vois quelque chose de travers, comme une lampe inclinée sur la gauche."
"Je fais le tour de toute la maison avant même de m’asseoir, en réorganisant absolument tout."
"Et puis une heure est passée et je me dis : ’Mince, je ne m’en suis même pas rendu compte’."
Une confession rare et intime de la part de Lewis Hamilton, qui offre un éclairage différent sur la personnalité et le fonctionnement mental d’un des pilotes les plus titrés de l’histoire de la Formule 1, à l’aube d’une saison où Ferrari nourrit de grandes ambitions.
Si Hamilton parle de TDAH, les comportements qu’il décrit semblent toutefois davantage correspondre à des traits associés au trouble obsessionnel compulsif (TOC), un trouble anxieux caractérisé par des pensées intrusives répétitives et des comportements ritualisés visant à réduire le stress.
Plusieurs personnalités ont déjà évoqué publiquement des difficultés similaires. L’ancien footballeur David Beckham fait partie des figures les plus connues à avoir reconnu souffrir de TOC, avec des symptômes qui rappellent ceux évoqués par Hamilton.
Dans le paddock de la F1, ce type de manies n’est d’ailleurs pas totalement inhabituel : Andrea Stella, directeur de McLaren, est notamment connu pour aligner méticuleusement les dictaphones des journalistes avant de débuter ses points presse les week-ends de Grand Prix.