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Hamilton et Bottas minimisent les inquiétudes autour des départs en F1

Et Verstappen préfère en plaisanter !

Par Franck Drui - 18 février 2026 - 14:52
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Alors que les premiers essais de la Formule 1 version 2026 ont relancé le débat sur la sécurité des départs arrêtés, Lewis Hamilton a tenu à calmer le jeu. Le Britannique estime que les nouvelles procédures imposées par les groupes propulseurs de nouvelle génération ne constituent pas un danger, malgré des séquences de mise en régime plus longues.

Les préoccupations ont émergé à la suite des essais de la semaine dernière, lorsque plusieurs monoplaces ont peiné à s’extirper de la grille au moment des départs simulés. Les nouvelles règles moteur, introduites en 2026, allongent en effet le temps nécessaire pour préparer la voiture, les pilotes devant désormais jongler entre la gestion de la batterie et la montée en régime du turbo.

Cette fenêtre temporelle étendue a fait craindre que les pilotes ne disposent pas de suffisamment de temps pour effectuer l’ensemble de la procédure avant l’extinction des feux. Un constat que Hamilton ne nie pas, tout en rejetant fermement l’idée d’un problème sécuritaire.

"Ce n’est clairement pas dangereux," a insisté Hamilton lors de la conférence du jour aux essais de Bahreïn.

"Il faudrait probablement enlever cette connotation, car il s’agit simplement d’une procédure différente. Elle est juste plus longue que par le passé. Si, là maintenant, on allumait les cinq feux, on serait tous encore à l’arrêt quand ils s’éteindraient, pendant un petit moment."

Le septuple champion du monde souligne qu’un départ reste possible même sans assistance optimale du turbo.

"On peut toujours s’élancer sans que le turbo soit chargé à fond. Il y aura peut-être quelques déclenchements de l’anti-calage. C’est éventuellement un point à surveiller pour certains, mais je ne pense pas que ce soit dangereux."

Du côté des équipes, le sujet n’est toutefois pas pris à la légère. Le directeur de McLaren, Andrea Stella, a identifié les départs comme l’un des trois principaux motifs d’inquiétude après les trois premières journées d’essais à Bahreïn.

L’Italien a notamment mis en avant les écarts potentiels entre motoristes, certains étant capables de préparer leurs voitures plus rapidement que d’autres... dont Ferrari, qui a choisi un plus petit turbo pour son moteur. Il a également évoqué d’autres thèmes débattus lors de la Commission F1, réunie mercredi, comme les phases de lift and coast ou l’utilisation des modes de dépassement.

Pour Stella, la solution la plus logique consisterait à adapter le timing de la procédure de départ, afin de garantir à toutes les voitures un temps suffisant pour se mettre dans la bonne configuration. Un problème qui toucherait surtout les pilotes en fond de grille, la procédure de départ étant traditionnellement déclenchée peu après que la dernière monoplace se soit positionnée sur son emplacement.

Parmi ceux potentiellement concernés figure Valtteri Bottas, dont la nouvelle équipe Cadillac travaille d’arrache-pied pour être prête.

"Honnêtement, je ne pense pas que ce soit plus dangereux qu’avant," a estimé le Finlandais aux côtés de son ancien équipier chez Mercedes.

"La principale différence, c’est qu’aujourd’hui, à ce stade, il faut maintenir les régimes plus longtemps, et je pense qu’il faudra trouver une solution à ça."

"Si vous êtes au fond de la grille au départ, dès que vous commencez à maintenir les régimes, les feux s’allument déjà. Vous n’avez pas assez de temps pour lancer le turbo avant l’extinction des feux. Mais c’est évidemment un problème uniquement pour les pilotes à l’arrière."

Malgré tout, le Finlandais reste confiant quant à la capacité du paddock à s’adapter.

"À part ça, je pense que nous trouverons des solutions. Je ne vois aucun élément dangereux dans le fait d’avoir simplement des régimes maintenus plus longtemps."

Lors de la première séance d’essais, Hamilton a lui-même été au cœur d’une séquence devenue virale. Filmé par F1TV, le pilote Ferrari a effectué un départ au bout de la voie des stands, restant à haut régime pendant 22 secondes avant de s’élancer - une illustration frappante de la nouvelle procédure, d’autant qu’il n’avait pas participé aux essais de départ en fin de journée le vendredi précédent.

"J’ai simplement regardé tout le monde," a expliqué Hamilton, tandis que Max Verstappen ironisait en affirmant qu’il "faisait juste hurler le moteur".

Le Néerlandais a également proposé une solution pragmatique – et provocatrice – pour ceux qui estimeraient la situation risquée.

"On peut toujours partir depuis la voie des stands si on se sent en danger," a-t-il lancé avec le sourire. "De toute façon, on revient sur l’arrière du peloton avant le virage 4. Tout va bien."

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