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Honda F1 a gardé une Aston Martin AMR26 pour des tests de vibrations au Japon

Après Suzuka, les Japonais ont mené des tests sur la vraie monoplace

Par Franck Drui - 28 avril 2026 - 15:33
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Le partenariat entre Honda et Aston Martin F1 a franchi une nouvelle étape dans son développement, alors que les deux entités cherchent à résoudre les problèmes d’intégration du groupe propulseur 2026 avec le châssis AMR26.

Le directeur piste et ingénieur en chef de Honda, Shintaro Orihara, a révélé que le motoriste japonais avait pu conserver pour la première fois un châssis complet à son usine de Sakura afin de mener des essais statiques approfondis.

Depuis le début de saison, des vibrations importantes affectent la monoplace, conséquence directe des défis liés à l’intégration du nouveau groupe propulseur. Fernando Alonso avait d’ailleurs expliqué que ces vibrations étaient telles que ses mains devenaient un peu engourdies après seulement 25 minutes de roulage. L’Espagnol avait toutefois souligné en parallèle qu’il existait un énorme potentiel au sein de l’équipe cette saison.

Lors du Grand Prix du Japon, Aston Martin a signé sa première arrivée de l’année, Alonso franchissant la ligne à la 18e place. Dans la foulée, Honda a saisi l’opportunité de rapatrier une AMR26 à Sakura afin de poursuivre le travail en profondeur. Une avancée importante selon Orihara.

"La période entre les courses du Japon et de Miami a été longue mais intense, avec beaucoup de travail réalisé en collaboration avec Aston Martin, au Japon comme au Royaume-Uni."

" Le Grand Prix du Japon a montré que nous allons dans la bonne direction et nous a donné la motivation pour continuer à progresser."

"Après cette course, nous avons saisi l’opportunité de garder une AMR26 sur site pour des essais statiques supplémentaires à Sakura pour la première fois, en concentrant nos efforts sur la réduction des vibrations et donc l’amélioration de la fiabilité."

Des progrès ont été réalisés, même si leur impact immédiat restera limité.

"Nous avons fait des progrès, ce qui nous permet de mettre en place de nouvelles contre-mesures à Miami et plus tard dans la saison. De manière réaliste, ces progrès n’auront pas d’impact visible sur les performances du groupe propulseur en piste, donc il ne faut pas s’attendre à de grands bonds en avant de ce côté en tout cas."

Le prochain rendez-vous, le Grand Prix de Miami de ce week-end, s’annonce particulier à plus d’un titre. Il s’agira d’un week-end Sprint, avec un temps de roulage limité, même si la séance d’essais libres a été prolongée de 30 minutes pour atteindre 90 minutes, afin de compenser les ajustements réglementaires et les perturbations du calendrier.

"Miami est le premier circuit du calendrier 2026 avec beaucoup de virages lents. C’est un circuit unique, avec deux longues sections à pleine charge et plusieurs virages lents. Cette combinaison rend intéressant le compromis de réglages de la voiture."

"Du côté du groupe propulseur, il s’agit d’améliorer la motricité dans les sections lentes et d’optimiser la gestion de l’énergie dans ces zones, ce qui est un facteur clé pour maximiser la performance."

"Miami est également le premier week-end chaud de la saison, il est donc primordial de contrôler les températures du groupe propulseur avec ces nouvelles règles."

Enfin, le manque de roulage accentuera la pression sur les équipes.

"Le Grand Prix de Miami est un week-end Sprint, ce qui signifie que nous n’avons qu’une seule séance d’essais, certes de 90 minutes, pour optimiser tous les réglages et définir les meilleures configurations de refroidissement avant les qualifications Sprint, ce qui rend cette séance très importante."

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