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La F1 face à la crise géopolitique, les plans pour éviter une fin de saison amputée

Plusieurs Grands Prix menacés dans le cadre des tensions avec l’Iran

Par Franck Drui - 23 mars 2026 - 10:28
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La Formule 1 pourrait être contrainte de revoir encore davantage son calendrier 2026. Après les annulations déjà actées à Bahreïn et en Arabie saoudite, la montée des tensions liées à la crise iranienne fait désormais planer une menace sur plusieurs autres rendez-vous de la saison.

L’inquiétude grandit au sein du paddock quant à la tenue de nouvelles épreuves dans les mois à venir. La Formule 1 s’inquiète de savoir si d’autres Grands Prix doivent être annulés avec des remplacements à planifier bien à l’avance afin d’éviter un championnat tronqué, surtout en fin d’année.

Le Grand Prix d’Azerbaïdjan, disputé à Bakou, est particulièrement dans le viseur. Sa proximité géographique avec l’Iran suscite de vives préoccupations. Le pays est frontalier de l’Iran, ce qui soulève d’importantes inquiétudes en matière de sécurité parmi les équipes et les pilotes.

Dans ce contexte, la vigilance est de mise dans le paddock, où l’évolution de la situation géopolitique est suivie de très près. Mais les incertitudes ne se limitent pas à Bakou et son annulation sans remplacement pourrait être supportable pour la F1, qui descendrait alors à 21 Grands Prix au lieu de 22 aujourd’hui.

Mais la situation est bien plus inquiétant pour la fin de saison, qui pourrait elle aussi être impactée si les choses ne sont pas anticipées bien en amont.

En effet, comme c’est de coutume maintenant, il y a deux courses prévues au Qatar et à Abu Dhabi pour conclure la saison. Une annulation pure et simple au dernier moment, si une bataille intéressante au championnat se déroule, serait extrêmement frustrante pour tout le monde : le sport, les fans et l’es médias.

C’est pourquoi les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi sont ainsi étroitement suivis par les instances dirigeantes, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise à ce stade. Mais la reprogrammation de nouvelles courses, avec une billetterie, est dans les tuyaux. Un plan B qui pourrait se dérouler aux Etats-Unis et/ou en Europe.

Les conséquences financières commencent déjà à se faire sentir. L’annulation des manches de Bahreïn et d’Arabie saoudite vont creuser un manque à gagner estimé à 100 millions d’euros pour les détenteurs des droits commerciaux de la discipline. Sans compter le reste des recettes. Chaque équipe peut attendre de 5 à 10 millions d’euros de recettes en moins, même si cela est compensé en partie par de moindres dépenses (pièces et composants divers, moteurs,...)

À court terme, aucune solution de remplacement n’est envisagée pour Bahreïn ou l’Arabie saoudite comme certaines rumeurs le laissaient suggérer il y a quelques jours. Et il n’y a pas de circuits de substitution dans l’immédiat pour le Qatar et Abu Dhabi même si Austin semble favori pour être mobilisé deux fois au cas où, après le GP de Las Vegas. Resterait alors à trouver le circuit de la finale.

Si trois épreuves supplémentaires venaient à être supprimées, l’impact sur le calendrier serait considérable. Si l’Azerbaïdjan, le Qatar et Abu Dhabi étaient également retirés, le calendrier tomberait à un maigre total de 19 Grands Prix. Ce serait plus facile à accepter si Mercedes F1 creusait nettement l’écart avec Ferrari, et les autres rivales. Moins en cas de bataille intense entre ces deux équipes, voire une troisième si McLaren réussit à raccrocher les wagons assez tôt.

Quoi qu’il arrive, dans un contexte international incertain, la Formule 1 se retrouve suspendue à l’évolution de la situation géopolitique, avec un calendrier plus fragile que jamais.

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