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La F1 suit la situation au Qatar ’de très près’ et pense pouvoir ’unifier le monde’

Domenicali sort les beaux discours à deux mois du Grand Prix

Par Emmanuel Touzot - 14 septembre 2025 - 11:34
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Les attaques d’Israël sur le Qatar cette semaine sont dramatiques, mais dans une moindre importance, cela pourrait aussi avoir des conséquences sur le sport, et plus précisément sur la F1 et son escale de Losail prévue en novembre.

Stefano Domenicali, le PDG de la Formule 1, a confirmé que la catégorie reine du sport automobile garde un oeil sur la situation au Moyen-Orient, alors qu’une escalade pourrait avoir lieu, et que d’autres attaques pourraient aussi se produire.

"C’est tragique, très difficile" a déclaré Domenicali. "Nous suivons la situation de très près, mais nous ne sommes pas aujourd’hui dans une situation où nous pouvons dire que cela compromet la tenue de la course. Nous espérons que le sport apportera une note positive."

Se voulant rassurant pour la tenue d’une course au Qatar en novembre, et justifiant au passage la probable organisation d’un événement sportif dans un contexte aussi dramatique, l’Italien assure que la Formule 1 peut être un bon moyen de sensibiliser les spectateurs à la situation géopolitique mondiale.

"Nous sommes le seul sport mondial qui, chaque année, nous permet de rencontrer des premiers ministres, des rois, tout le monde, les plus grands hommes du monde. J’espère donc que grâce à la F1, nous pourrons également parler de la situation mondiale dans son ensemble, de manière à ce que ce sport puisse unifier le monde dans lequel nous vivons."

Un beau discours qui aurait du fond si la Formule 1 n’évitait pas soigneusement d’aborder tous les problèmes éthiques de son calendrier, comme l’emprise de l’Azerbaïdjan - prochaine manche du championnat - sur le territoire arménien du Haut-Karabagh, que le pays a envahi et où il affame la population arménienne.

On n’a pas non plus entendu parler de la répression par la Chine des Ouïgours, victimes de crimes et d’esclavagisme par le pays qui est au calendrier de la Formule 1 depuis 2004, pas plus que des problèmes liés aux Droits de l’Homme en Arabie saoudite, et plus récemment aux Etats-Unis.

En 2022, l’explosion d’un missile à une douzaine de kilomètres du circuit de Djeddah n’avait pas empêché le déroulement de la course, malgré des pilotes qui semblaient s’y opposer. Encore une fois, les dérives liées au sportwashing étaient soigneusement évitées. Mais cette fois c’est promis par Domenicali, la Formule 1 va parler politique...

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