La F1 a débuté sa révolution cette semaine à Barcelone, avec les premiers essais des nouvelles monoplaces. Celles-ci répondent à trois nouvelles réglementations, châssis, moteur et aéro, et elles vont forcément attirer le public vers la Formule 1.
Stefano Domenicali, le PDG de la F1, apprécie le fait que la discipline soit ramenée au premier plan grâce à cette nouvelle réglementation, grâce à la fascination du public, mais aussi des acteurs principaux.
"Comme toujours, lorsque nous introduisons de nouvelles réglementations, c’est un grand moment pour notre monde, car c’est passionnant et cela attire l’attention d’un point de vue technique" explique Domenicali.
"C’est la nature même de toute nouveauté. Des centaines d’ingénieurs s’efforcent d’obtenir le meilleur, et cela aura également des retombées positives en dehors du monde de la Formule 1."
"Les pilotes s’y intéressent, car ils doivent comprendre comment conduire une nouvelle voiture, puis les équipes doivent comprendre comment régler la voiture de la meilleure façon possible. C’est donc un moment fascinant qui suscite un intérêt croissant, car tout le monde attend avec impatience les réglementations de 2026."
La Formule 1 dispose maintenant de 24 courses annuelles, et il sera difficile d’en ajouter. Selon le patron de la catégorie reine, il y a un équilibre correct en matière de nombre de courses.
"C’est formidable de pouvoir dire qu’aujourd’hui, grâce au grand succès que nous connaissons tous, de nombreux pays aimeraient accueillir les courses. Mais nous ne pouvons pas être trop nombreux. Je pense que l’équilibre que nous avons aujourd’hui est parfait."
"Lorsque nous envisageons de nouveaux événements, de nouveaux lieux, de nouveaux pays, nous devons réfléchir à beaucoup de choses et les mettre sur la table. Il y a bien sûr l’intérêt économique, mais aussi l’intérêt du pays et de nos partenaires, car nous devons respecter ce qu’ils souhaitent voir lorsque nous nous implantons dans un pays."
"Nous devons également déterminer quel modèle économique nous pouvons développer là-bas. Car bien sûr, cela ne concerne pas seulement les premières années, mais aussi l’avenir. L’intérêt doit être maintenu."
L’Italien pense également que l’approche de la discipline est positive et que l’équilibre entre modernisme et tradition est respecté, alors que l’on voit encore des manches mythiques au calendrier, ainsi que des nouveaux circuits.
"En fin de compte, il est important pour nous de maintenir un équilibre entre les nouveaux événements, les circuits urbains, les lieux chargés d’histoire et les lieux qui ont un avenir, c’est pourquoi c’est fascinant."
"Trouver le bon calendrier est l’une des choses les plus difficiles à faire, car il y a tellement d’éléments que chaque pays, chaque promoteur, veut voir respectés. C’est donc un puzzle qui, au final, est magnifique, mais pas facile à réaliser."