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La F1 voit son mode boost interdit sous la pluie dès Miami

Une mesure de sécurité et de bon sens souhaitée par les pilotes

Par Franck Drui - 30 avril 2026 - 09:47
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La Fédération Internationale de l’Automobile a décidé de serrer la vis en matière de sécurité sous la pluie en Formule 1. À partir du Grand Prix de Miami de ce week-ends, les pilotes ne pourront plus utiliser le mode boost pour faciliter les dépassements en conditions humides, une mesure forte visant à limiter les risques liés aux caractéristiques des monoplaces actuelles.

Avec une course qui s’annonce déjà avec 70% de risques de pluie et d’orages, la mesure tombe au bon moment ! Mais ce n’est pas une réaction à la météo prévue dimanche, la F1 avait déjà cela dans les tuyaux suite aux retours faits lors des réunions du mois d’avril.

Cette décision fait suite aux inquiétudes exprimées par plusieurs pilotes concernant le comportement des voitures sous la pluie. En cause notamment : la délivrance très agressive du couple des systèmes électriques, qui peut rendre les monoplaces particulièrement difficiles à maîtriser sur piste détrempée.

Dans ce contexte, la FIA a introduit une série d’ajustements réglementaires dès ce week-end en Floride. Certains avaient déjà été annoncés, comme l’augmentation de la température des couvertures chauffantes pour les pneus intermédiaires ou encore l’encadrement plus strict du déploiement d’énergie via des courbes spécifiques.

Mais la validation finale des ajustements annoncés lundi 20 avril par le Conseil mondial du sport automobile a permis de révéler d’autres évolutions plus significatives. La principale concerne l’interdiction pure et simple du mode boost en conditions de faible adhérence. Ce dispositif, capable de fournir jusqu’à 350 kW de puissance supplémentaire, ne pourra plus être utilisé lorsque la piste est humide.

Le nouveau règlement technique stipule ainsi qu’en conditions de faible grip, l’utilisation du mode boost "sera inhibée et n’est pas autorisée". Concrètement, cela signifie que les écarts de puissance momentanés entre monoplaces, souvent exploités pour favoriser les dépassements en conditions sèches, disparaîtront sous la pluie.

Dans ces circonstances, le déploiement de l’énergie électrique sera uniquement géré par des cartographies moteur prédéfinies, limitant les variations brutales de puissance susceptibles de piéger les pilotes.

En parallèle, la FIA a également durci les règles encadrant l’utilisation du mode ligne droite en conditions humides. Le texte révisé précise que "dans des conditions de faible adhérence, seule une activation partielle des éléments aérodynamiques réglables par le pilote est autorisée dans les zones d’activation correspondantes".

Ces ajustements traduisent la réalité de l’écoute des pilotes et la volonté de la FIA de réduire les situations à risque sans pour autant bouleverser le spectacle puisque la pluie est en général synonyme de course animée en Formule 1.

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