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La FIA a-t-elle ouvert une boîte de Pandore en révisant la pénalité de Sainz ?

Ce n’est pas l’avis des patrons F1

Par Alexandre Combralier - 21 septembre 2025 - 09:14
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C’est rare, mais cela arrive : Williams F1 a obtenu la révision d‘une pénalité infligée à Carlos Sainz (lors du Grand Prix des Pays-Bas), en apportant à la FIA de nouvelles preuves. L’Espagnol a ainsi récupéré deux points de pénalité sur son permis.

En révisant la pénalité, la FIA a-t-elle ouvert cependant la boîte de Pandore ? Les équipes ne vont-elles pas être tentées, de plus en plus, de contester les pénalités auprès de la FIA après chaque Grand Prix ?

« Je suppose que cela ouvrira la porte à plus de contestations » confirme Alan Permane, le patron de Racing Bulls.

« Mais pour un Droit de Révision, il faut fournir des preuves nouvelles, significatives et pertinentes. »

« Et l’une des choses qu’ils ont acceptées, c’est que Carlos n’a pas eu l’occasion de s’exprimer. Son témoignage constituait donc une nouvelle preuve. Si une décision est prise en course, on aura automatiquement cela comme une chance de la contester. »

« Ce que nous voulons voir, ce que tout le monde veut voir, c’est de la course – des courses serrées et des dépassements. Et, bien sûr, nous étions du mauvais côté de la barrière, mais nous ne voulons pas que les voitures doivent se suivre et être contraintes par des règles très rigides. »

« Donc, si cela ouvre un peu les choses, tout le monde s’en réjouira. Nous ne voulons pas que les voitures s’accrochent, mais nous ne voulons pas non plus d’une procession, n’est-ce pas ? »

« Jonathan est l’expert ici, mais… » continue de son côté Andrea Stella, faisant ainsi référence à l’expérience de Jonathan Wheatley comme ancien directeur sportif de Red Bull (et il se chargeait justement de ce type de recours).

« Mon commentaire est que, en général, je suis favorable à ce qu’il soit un peu plus facile de rouvrir un cas » poursuit Andrea Stella pour McLaren F1.

« Ensuite, dès que l’on énonce ce principe, la manière dont cela se traduit dans le monde réel devient assez technique. Mais le message que je peux donner du point de vue d’un directeur d’équipe, c’est qu’avoir un moyen plus simple de reconsidérer les cas et de rectifier les décisions est quelque chose que nous devrions absolument nous assurer de rendre possible. »

« Je laisserais ensuite aux experts les aspects techniques sur la manière de le réaliser. Mais jusqu’aux derniers cas, le seuil d’acceptation était trop élevé. »

Jonathan Wheatley est donc l’expert désigné par Andrea Stella : l’actuel patron de Sauber a fait un point complet sur la question et fort instructif…

« Pour commencer en parlant des réclamations, des appels et des Droits de Révision – ce sont des éléments fondamentaux du sport, et ils sont très importants. Chacun a sa propre utilité. »

« Comme Andrea y faisait allusion, j’ai participé à plus que ma part de ces auditions chez les commissaires au fil des ans, et la barre a été placée très haut. Comme l’a dit Alan, il y a de nombreux critères à remplir, c’est pourquoi il est rare qu’ils soient acceptés. »

Jonathan Wheatley salue la décision prise par la FIA, qui va dans le sens de la philosophe ‘let them race’.

« Ce que cela indique, fondamentalement, c’est que tous ces critères – cet ensemble de critères très stricts – ont été remplis. Je fais également écho aux commentaires sur la course. Il est absolument primordial pour le sport que les pilotes soient libres de courir, et l’un de nos slogans dans le groupe des directeurs d’équipe est "laissez-les courir". Nous essayons de soutenir cela. »

« C’est une bonne chose. C’était une superbe action en piste, et il me semble que la bonne décision a été prise dans le cadre du processus de Droit de Révision. »

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