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La FIA augmente le plafond budgétaire en F1 après avoir fait ’des concessions’

Pour permettre aux équipes de préparer le règlement 2026

Par Emmanuel Touzot - 25 septembre 2025 - 14:16
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Le directeur des règlements financiers pour les monoplaces à la FIA, Federico Lodi, a expliqué comment l’instance dirigeante a fait des concessions aux équipes de F1, alors que le plafond budgétaire sera relevé en 2026.

Introduit pour la première fois en 2021, le plafond limitant les dépenses des équipes F1 avait été fixé à 145 millions de dollars (soit environ 137,75 millions d’euros), et a progressivement diminué d’année en année.

Pour la période 2023-2025, la limite s’est stabilisée à 135 millions de dollars (environ 128,25 millions d’euros), mais en 2026, la nouvelle ère réglementaire sera accompagnée d’une nette hausse du plafond budgétaire, porté à 215 millions de dollars, soit environ 204,25 millions d’euros.

Ce montant prend en compte les nouveaux règlements ainsi que les coûts associés à leur mise en œuvre. Par ailleurs, Audi, qui fera son entrée en F1 cette année-là, bénéficiera d’un plafond supérieur. En cause : les salaires pratiqués en Suisse, où l’équipe sera basée, sont estimés 35 à 45 % plus élevés que ceux observés au Royaume-Uni ou en Italie.

Selon les nouvelles règles du plafond budgétaire de 2026, certaines exceptions resteront en vigueur, notamment pour les salaires des pilotes et des trois employés les mieux rémunérés de chaque équipe.

"Nous avons tenu compte de plusieurs facteurs pour définir le niveau du plafond budgétaire, notamment l’inflation mondiale depuis 2021, dont l’effet cumulé a été intégré dans le calcul" a expliqué Lodi à RacingNews365.

"Le plafond de 215 millions de dollars (204,25 millions d’euros) à partir de 2026 résulte de deux éléments : d’une part, le niveau actuel ajusté à l’inflation, et d’autre part, l’intégration de certains coûts jusque-là exclus du périmètre réglementaire."

"Il ne s’agit donc pas d’une véritable augmentation des dépenses, mais plutôt d’un changement dans la méthode de calcul. Les équipes engagent déjà ces coûts, ils sont simplement inclus désormais dans le plafond, ce qui justifie son relèvement."

"En réalité, les équipes ne dépenseront pas davantage : elles sont déjà confrontées à ces dépenses. Il fallait juste adapter le cadre réglementaire."

Lodi a également reconnu la complexité du processus d’élaboration de ces règles financières, soulignant la nécessité de parvenir à un consensus entre les différentes écuries : "Rédiger ces règles n’est pas une tâche simple."

"Nous avons 10 équipes actuellement, 11 avec l’arrivée de Cadillac, et chacune a ses priorités, ses contraintes et ses perspectives. Si nous avions pu écrire ce règlement seuls, il aurait probablement été un peu différent."

"Mais un consensus était nécessaire, et cela implique des concessions. C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui avec 20 à 25 exclusions au lieu des cinq ou six que nous aurions préférées. C’est complexe, mais c’est le défi inhérent à l’approbation collective d’une proposition. Il y a eu beaucoup de travail de négociation en coulisses."

Concernant les critiques visant le plafond budgétaire, certains estiment qu’il pénalise en priorité les employés les moins haut placés dans les équipes. Mais pour Lodi, le système se régule de lui-même.

"L’un des principes que nous avons suivis dans la rédaction du règlement, c’était de ne pas imposer de restrictions sur des types de dépenses spécifiques. Les équipes sont libres de répartir leur budget comme elles le souhaitent."

"Elles disposent d’un budget de 215 millions de dollars (204,25 millions d’euros). Si elles estiment qu’il est plus pertinent d’investir davantage dans les mécaniciens ou les jeunes employés, c’est leur choix."

"Mais d’un point de vue global, les choses s’équilibrent. Si vous exercez trop de pression sur votre personnel, vous risquez de le perdre. C’est donc un système auto-régulé. En fin de compte, ce sont les équipes qui choisissent comment et où dépenser leur argent."

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