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La FIA prédit des qualifications plus intenses... et des courses préservées en F1

Rien de révolutionnaire mais juste du bon sens selon la FIA

Par Franck Drui - 23 avril 2026 - 09:01
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Avec les ajustements annoncés cette semaine sur la réglementation 2026, les fans de Formule 1 ne doivent pas s’attendre à une révolution en piste du côté des monoplaces. Mais tout ira dans le bon sens : le spectacle sera maintenu en course mais les qualifications seront plus "à fond". C’est le message clair adressé par Nikolas Tombazis, qui tempère l’impact des évolutions récemment dévoilées par la Fédération Internationale de l’Automobile.

Présenté lundi, ce paquet de modifications vise principalement deux objectifs : rendre les qualifications plus exigeantes pour les pilotes et améliorer la sécurité, notamment en réduisant les risques liés aux différences de vitesse parfois très élevées entre les voitures.

Pour autant, Tombazis insiste sur le fait que le spectacle global devrait rester similaire.

"Les fans ont, dans l’ensemble, apprécié les nouvelles réglementations parce qu’elles ont permis des courses plus serrées, et je pense qu’avant tout, nous nous attendons à ce que cela continue."

"Nous pensons que cela va se poursuivre et, bien sûr, à mesure que les règlements gagneront en maturité, nous nous attendons à ce que certaines équipes actuellement en retrait reviennent progressivement et que les courses deviennent de plus en plus serrées au fil du temps, des mois et des années. Donc cela, nous pensons que cela va rester."

Dans le détail, les ajustements introduits ne doivent pas bouleverser la physionomie des week-ends de course.

"En ce qui concerne ce que l’on voit en piste, ces changements ne sont pas révolutionnaires," précise Tombazis. "Ils ne vont pas fondamentalement modifier le tableau que vous voyez."

L’évolution la plus perceptible concernera bien les qualifications pour le plus grand plaisir des pilotes et des fans.

"Les qualifications seront plus à fond pour les pilotes. Peut-être que vous le percevrez dans les images embarquées et dans le son du groupe propulseur, par exemple : c’est peut-être l’une des choses que vous allez remarquer."

Les pilotes à l’origine des priorités

Ces ajustements répondent directement aux préoccupations exprimées par les pilotes, dont la position s’est révélée particulièrement homogène lors des discussions.

"La position des pilotes était assez uniforme," explique Tombazis. "Ils poussaient tous pour des changements en qualifications afin, disons, de prendre plus de plaisir au volant, d’attaquer davantage, mais aussi pour que nous traitions certaines préoccupations en matière de sécurité. Ils étaient donc assez unis et leur contribution a été très importante."

Avec une saison déjà lancée, toute modification du règlement technique nécessite l’accord des écuries. Tombazis rappelle néanmoins que la FIA conserve une marge de manœuvre importante, notamment sur les questions de sécurité.

"Nous avons bien sûr un processus très établi dans lequel la FIA, avec les équipes ou les motoristes, discute de ces changements lors de diverses réunions et examine comment tout améliorer, comment améliorer le sport."

"Évidemment, lorsque les règlements sont nouveaux, comme en 2026, le processus de discussion est un peu plus intense que lorsque les règlements ont déjà quelques années de maturité."

Sur le plan institutionnel, la gouvernance impose un cadre strict : "Il existe un processus de gouvernance pour approuver les règlements. La FIA ne peut pas modifier unilatéralement les règlements. Elle doit obtenir un vote impliquant soit les équipes de Formule 1, soit les motoristes qui, ne l’oublions pas, investissent des millions et des millions dans le sport et ont donc le droit de s’exprimer."

Mais la sécurité reste un domaine à part, dans les seules mains de la FIA si elle le souhaite.

"La sécurité est quelque chose sur lequel nous ne pouvons pas faire de compromis. C’est un domaine dans lequel, via la gouvernance, la FIA a le droit, voire la responsabilité, d’agir même unilatéralement."

"Ainsi, toute mesure de sécurité est bien sûr discutée avec tout le monde afin de recueillir les avis de personnes très expérimentées, mais au final, nous, la FIA, pouvons décider de prendre des mesures si nous estimons que c’est important."

Enfin, Tombazis rappelle la difficulté intrinsèque à parvenir à un consensus dans un environnement aussi compétitif que la F1.

"Je pense qu’il est important de noter que, que l’on parle des pilotes, des équipes ou des motoristes, la Formule 1 est aussi un sport extrêmement compétitif. Les gens se battent en permanence en piste et les enjeux sont très élevés."

"Il n’est pas facile de trouver un consensus entre tout le monde. Et le rôle de la FIA est d’essayer de trouver les meilleurs compromis, ce sur quoi nous avons travaillé très dur."

"Je pense qu’il est important de préciser que personne ne croyait que notre sport, le patient, était en soins intensifs. Il y avait clairement des problèmes à résoudre, mais nous n’étions pas en soins intensifs."

"Peut-être que le patient a besoin de faire un peu plus d’exercice, de manger quelques pommes par jour et de prendre des vitamines. C’est ce sur quoi nous avons travaillé. C’est une évolution, pas une révolution."

"Nous sommes fondamentalement convaincus d’avoir une bonne stratégie et il est normal de devoir l’adapter au fur et à mesure."

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