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La psychologie d’un prétendant au titre F1 : Piastri se livre sur 2025

Quand une 2e place ressemble à un échec...

Par Franck Drui - 10 mai 2026 - 13:11
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Oscar Piastri est revenu sur sa première véritable lutte pour le titre mondial en Formule 1, décrivant une expérience à la fois grisante et délicate à gérer mentalement. Le pilote McLaren a reconnu que se battre pour le championnat représentait une "arme à double tranchant" au point où certaines deuxièmes places lui donnaient parfois l’impression d’avoir vécu "un mauvais week-end".

L’Australien avait pourtant longtemps semblé en position idéale pour décrocher sa première couronne mondiale l’an dernier. Après sa victoire au Grand Prix des Pays-Bas, transformant sa pole position en succès, Piastri comptait 34 points d’avance au championnat à l’entrée du dernier tiers de saison.

Mais la dynamique s’est ensuite brutalement inversée. Un abandon à Bakou a été suivi de quatre courses consécutives sans podium, avant une disqualification à Las Vegas, également subie par son équipier Lando Norris.

Dans le même temps, Max Verstappen était revenu dans la lutte, transformant le championnat en une bataille à trois avant la finale d’Abu Dhabi. Norris avait finalement sécurisé le titre grâce au podium dont il avait besoin lors de la dernière manche.

Auteur de sept victoires et de neuf autres podiums durant la saison, Piastri estime aujourd’hui que disposer de la meilleure monoplace a aussi créé une pression supplémentaire.

Le pilote australien a expliqué sur le podcast High Performance que terminer deuxième était parfois difficile à accepter, surtout lorsque Norris terminait devant lui avec une McLaren souvent dominante.

"C’est une arme à double tranchant," a déclaré Piastri au sujet de sa lutte pour le titre.

"Évidemment, cela apporte beaucoup de confiance et aussi énormément de plaisir. Au final, nous sommes tous sur la grille parce que nous voulons gagner des courses et, à terme, des championnats. Donc il y a beaucoup de plaisir dans cette situation."

Mais cette position s’accompagne également d’attentes toujours plus importantes.

"Il y a aussi cette attente, ou cette montée des attentes, pour essayer de continuer sur cette dynamique," a poursuivi le pilote McLaren.

"À certains moments l’an dernier, terminer deuxième était presque le pire résultat possible, parce que cela voulait probablement dire que j’avais été battu par mon équipier, alors que notre voiture était largement meilleure que celle des autres sur certains week-ends, et que je n’avais tout simplement pas fait un assez bon travail."

Piastri reconnaît toutefois qu’il a dû apprendre à prendre du recul face à ces frustrations, malgré des résultats qui resteraient exceptionnels pour la majorité des pilotes du plateau.

"Quand terminer deuxième donne l’impression d’avoir vécu un mauvais week-end, c’est difficile, et il est important de regarder cela de manière plus globale et de se dire : ’D’accord, ce n’était pas un grand week-end’, mais malgré tout je viens de finir deuxième d’une course de F1, alors même que j’ai le sentiment de ne pas avoir fait un travail aussi bon que j’aurais dû ou pu faire."

Le pilote de Woking estime que cette pression psychologique constitue précisément le revers de la médaille d’une lutte pour le championnat.

"Oui, c’est pour cela que c’est une arme à double tranchant, et il faut aussi faire attention à ne pas s’emballer."

Piastri assure d’ailleurs avoir constamment essayé de garder les pieds sur terre malgré sa position de leader au championnat pendant une grande partie de la saison.

"Je ne pense pas avoir réellement eu des pensées du type : ’Je vais devenir champion du monde’. Et si cela arrivait, je me disais très rapidement : ’Calme-toi, parce qu’il reste encore un très long chemin’. La suite m’a donné raison, malheureusement."

Malgré cette prudence, le pilote australien révèle avoir compris très tôt dans la saison qu’un titre mondial était réellement envisageable.

"Après Melbourne, je savais intérieurement que j’étais capable de devenir champion du monde. Je n’étais pas certain que cela allait arriver, mais je savais que si... et c’est un énorme ’si’... vous faites un travail suffisamment bon, et si certaines choses tournent dans votre sens, alors cela peut arriver."

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