A la veille des essais libres du Grand Prix de Miami, les ajustements techniques apportés aux règlements 2026 continuent de susciter interrogations et prudence au sein du plateau. Et pour Liam Lawson, une chose est claire : seul le verdict de la piste permettra de juger leur efficacité réelle.
Face aux critiques apparues lors des trois premières manches de la saison, la FIA a introduit une série de modifications visant notamment à réduire les effets de super-clipping et de lift and coast. Parmi les changements majeurs figure la diminution de l’énergie récupérable totale, désormais limitée à 7 MJ par tour contre 8 MJ auparavant. En parallèle, la puissance maximale du super-clipping a été portée à 350 kW contre 250 kW précédemment.
Des ajustements techniques significatifs, mais dont les conséquences restent encore floues pour les pilotes.
"C’est difficile à savoir tant qu’on n’a pas roulé en piste," explique Liam Lawson. "Nous avons fait des simulations, roulé sur simulateur, donc j’espère que c’est un pas dans la bonne direction."
"Mais honnêtement, tant qu’on n’a pas roulé en piste, je ne sais pas vraiment."
Lawson souligne néanmoins l’importance du dialogue engagé avec la FIA ces dernières semaines, facilité par la pause imposée au calendrier.
"D’une certaine manière, ces quelques semaines ont été utiles pour discuter des règles et entrer vraiment dans les détails de choses dont nous n’étions pas très satisfaits."
"C’est bien de voir que nous sommes écoutés, et que les choses dont nous nous plaignons ou que nous remontons sont prises en compte, mais il est difficile d’apporter des changements."
Car malgré les critiques, les pilotes sont conscients des contraintes inhérentes à la discipline.
"Évidemment, c’est assez compliqué, et ce n’est pas comme si on pouvait tout bouleverser du jour au lendemain. De notre côté, nous comprenons qu’on ne peut pas tout corriger totalement, mais le fait de progresser étape par étape est très utile."
Du côté des résultats, si le pilote néo-zélandais avait connu une saison difficile l’an dernier après son retour chez Racing Bulls, il a entamé cette année avec beaucoup plus de performance Il a marqué des points lors des deux dernières courses, notamment une très belle 7e place à Shanghai.
"À chaque fois que je prends le volant, je fais de mon mieux. La Formule 1 est un sport où tout dépend des circonstances ; il faut un concours de circonstances favorables pour réussir un week-end et une saison. Cette année, ça fonctionne plutôt bien pour nous, donc c’est un bon début. Ces nouvelles voitures offrent de nombreuses opportunités et nous essayons d’en tirer le meilleur parti. Nous allons donc essayer de maintenir cette dynamique."
Arvid Lindblad a été heureux de profiter de la pause pour souffler, car même si elle est arrivée en début de saison, elle a compensé un hiver quasiment inexistant.
"C’était bien d’avoir du temps libre, et en même temps c’était bizarre de faire une pause si tôt dans l’année. Mais la saison a débuté très tôt, et en tant que débutant c’était utile de pouvoir prendre du recul sur la réglementation" a déclaré Lindblad. "On a une évolution qui arrive, tout le monde en aura ce week-end, on verra où nous sommes."
La nouvelle réglementation est encore au centre de l’apprentissage pour tout le monde : "On apprend tous, les pilotes et équipes, et avec le temps, on se met dans le bain. On est dans une bonne situation, mais il y a beaucoup à apprendre pour tout le monde."
"Du côté de la voiture, on a un bon feeling, mais on apprend encore beaucoup du moteur, surtout quand on se bat, pour utiliser le boost, les outils pour attaquer et se défendre. Il y a les nouvelles règles ce week-end, on les a essayées dans le simulateur mais c’est difficile de savoir ce qu’il en est sans les avoir testées en vrai."