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Lawson révèle ce qui a transformé sa saison pour avoir le baquet Racing Bulls en 2026

Un détail qui rappelle un certain Lando Norris

Par Franck Drui - 3 décembre 2025 - 15:16
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Au-delà de la force mentale dont il a dû faire preuve après sa mise à l’écart de Red Bull Racing en début de saison, Liam Lawson met aujourd’hui en lumière un élément bien plus concret dans le spectaculaire redressement qui l’a mené vers un contrat 2026 avec Racing Bulls.

Un détail technique minime, passé totalement inaperçu à l’extérieur, mais qui a tout transformé.

Fin juin, au Grand Prix d’Autriche, Lawson reçoit une nouvelle géométrie de suspension avant. Une évolution peu visible, non répertoriée dans la liste des mises à jour officielles, mais qui change tout pour le Néo-Zélandais. Un week-end seulement après que Lando Norris a bénéficié d’un ajustement similaire chez McLaren.

Lawson l’explique dans sa première interview depuis la signature de son contrat.

"Dès la première fois que je l’ai pilotée, c’était le jour et la nuit. L’auto avait un feeling beaucoup plus naturel pour moi. Ça m’a permis d’avoir enfin un week-end propre. On avait eu de bonnes séances, parfois de bonnes qualifs, mais là tout s’est enchaîné : de bons essais, une très bonne qualif, puis une course aboutie. Je n’avais pas vécu ça de toute l’année. Ça a fait une énorme différence."

Cette modification lui permet alors de décrocher la 6e place, son meilleur résultat en F1 à ce moment-là. Surtout, elle devient le socle d’une deuxième moitié de saison bien plus convaincante chez Racing Bulls, assez solide pour convaincre Red Bull de miser à nouveau sur lui pour 2026.

Lawson n’avait même pas conscience que Norris avait suivi un processus similaire.

"Je ne savais pas que d’autres avaient fait la même chose, ou que Lando avait eu un ajustement comparable, honnêtement. Quand tu commences en karting, tu ajustes tout : les pédales, le repose-talon, le volant, l’angle du siège… Tu rends le châssis confortable."

"En F1," poursuit-il, "on suppose souvent que les standards établis sont optimaux. On s’attend à ce que tout soit parfait. Mais au final, ce n’est pas parfait pour toi. J’ai appris cette année qu’on peut changer deux ou trois choses pour rendre l’auto plus confortable pour moi – même si ça ne fonctionne pas pour la majorité des pilotes."

Mais le renouveau de Lawson ne s’explique pas seulement par la suspension avant. Il s’est surtout reconstruit après une mise à l’écart brutale, limogé par Red Bull Racing après seulement deux courses.

"Honnêtement, ça a été une période très, très difficile. Avec tous les sacrifices faits pour arriver jusque-là, pas seulement par moi mais par ma famille et tant de gens autour de moi, je sentais que je n’avais pas le choix."

Malgré le choc, il se sent encore chanceux de rester au volant : Tout est parti en vrille au début de l’année, mais j’étais toujours dans la voiture. Et tant que j’étais dans la voiture, je pouvais montrer ce que je valais."

"Quand j’étais réserviste, j’avais l’impression de ne rien pouvoir montrer. Je me pointais aux réunions avec Helmut Marko, Christian Horner… juste pour exister. Cette année, j’étais dans un baquet et je ne voulais pas l’oublier."

La saison a défilé comme un tourbillon : son éviction, son retour, sa montée en puissance, et sa lutte acharnée à distance contre Yuki Tsunoda pour le second siège Racing Bulls en 2026.

"C’est beaucoup de soulagement. L’année a été folle. Tu pars avec un plan, mais rien ne se passe comme prévu. Je n’avais pas fait la pré-saison avec l’équipe, donc le début a été compliqué dans la VCARB 02."

"Si tu n’es pas à 100 % à chaque instant, tu peux manquer un week-end ou rater une séance. Ça a été un combat toute l’année. Il y a eu de très bons moments et des moins bons. L’objectif pour l’an prochain, c’est d’éliminer ces moins bons moments."

Lawson a parfois payé cher son style combatif : contact avec Sainz à Zandvoort, incident au départ à Las Vegas…

"Je n’ai pas toujours fait les bons choix. Parfois j’aurais dû céder, éviter des dégâts inutiles. J’apprendrai de ça. Mais c’est mon style, celui qui m’a mené en F1. J’essaie de ne pas trop le changer."

Pour la première fois, Lawson va aborder un hiver sans changement d’équipe. Une situation nouvelle… et précieuse.

"C’est très important. Quand j’ai débuté chez Red Bull, j’ai vu la différence : avant, je montais dans la voiture en milieu de saison. Là, j’avais fait toute la préparation. Je me sentais organisé."

"Ça m’a rendu plus à l’aise cette année, et je pense que je serai encore plus confortable avec cette équipe l’an prochain."

"Avec quelques semaines de repos à venir, c’est important de réfléchir, d’apprendre. Peut-être que j’étais trop naïf au début de l’année. Ça aussi, je l’ai appris."

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