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Le Nürburgring se plie en 4 pour Verstappen, la grogne monte

Son instructeur défend le changement de calendrier

Par Franck Drui - 8 février 2026 - 07:22
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Au cœur de l’hiver, le calendrier de la Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS) a fait l’objet de nombreuses discussions. En toile de fond : le désir affirmé de Max Verstappen de participer aux 24 Heures du Nürburgring dès cette année. Une ambition clairement affichée par le quadruple champion du monde de Formule 1, mais assortie d’une condition non négociable : disputer au préalable une course de préparation, indispensable pour aborder au mieux l’épreuve reine de l’Endurance sur la Nordschleife.

Un souhait qui, dans un premier temps, se heurtait de plein fouet à la réalité d’un calendrier F1 toujours plus chargé. Toutes les courses qualificatives entraient en conflit avec des Grands Prix, et la deuxième manche de la NLS était même initialement programmée lors du week-end du GP du Japon.

Mais l’organisateur de la série allemande a finalement trouvé une solution. La course concernée a été avancée d’une semaine, trouvant désormais sa place idéale entre les Grands Prix de Chine et du Japon, les 21 et 22 mars. Un ajustement qui ouvre la porte à la participation de Verstappen à cette manche préparatoire, étape clé dans son objectif de disputer les 24 Heures.

En septembre dernier, Max Verstappen avait déjà franchi un cap important en prenant part à une course GT3 sur la Nordschleife, avec l’ambition assumée de viser les 24 Heures dès 2026. L’épreuve mythique se déroulera cette année le week-end des 16 et 17 mai, entre les Grands Prix de Miami et du Canada - une fenêtre certes étroite, mais encore compatible avec le calendrier F1.

Pour espérer être au départ, Verstappen doit toutefois remplir les critères imposés par la réglementation, notamment la participation à une course de préparation reconnue. C’est précisément cette contrainte qui a conduit la NLS à revoir son calendrier, afin de libérer une date compatible avec les engagements du pilote Red Bull.

Cette modification n’est pas passée inaperçue et a entraîné des ajustements logistiques pour plusieurs équipes et spectateurs. La grogne est même montée ces derniers jours !

Andreas Gulden, instructeur de Verstappen lors de l’obtention de sa licence A, s’est exprimé sur le sujet, allant jusqu’à présenter ses excuses à ceux affectés par ce changement de dates.

Mais l’Allemand assume pleinement son soutien à cette décision, estimant que les bénéfices dépassent largement les désagréments.

"Pour moi, c’est assez simple," explique Gulden. "Je suis pratiquement au Nürburgring 24 heures sur 24, donc cela ne m’affecte pas du tout. Au contraire, je m’en réjouis. Si on peut tout faire pour amener Max Verstappen au Nürburgring, alors c’est la meilleure chose possible pour la série et pour les 24 Heures."

"C’est bon pour nous, bon pour le Nürburgring, et surtout pour tous les fans de la Nordschleife, car cela permet de diffuser cet esprit dans le monde entier."

Vainqueur de la course GT3 disputée l’an dernier aux côtés de Chris Lulham, Verstappen est perçu comme un formidable ambassadeur pour l’épreuve.

"Verstappen est clairement un pilote exceptionnel et un porte-voix incroyable, parce qu’il a vraiment envie de courir avec nous là-bas. Il n’y a rien de mieux."

Conscient malgré tout des contraintes imposées aux autres acteurs, Gulden conclut avec lucidité : "Bien sûr, pour tous ceux qui doivent maintenant modifier leurs réservations d’hôtel, je suis vraiment désolé. Mais c’est ainsi, et je pense que si on y réfléchit bien, tout le monde peut comprendre."

Si sa participation reste encore à confirmer officiellement, Max Verstappen n’a jamais semblé aussi proche de franchir une nouvelle étape dans sa carrière, en s’attaquant à l’un des plus grands défis du sport automobile en dehors de la Formule 1.

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