Alors que le Grand Prix de Miami s’annonce potentiellement perturbé par de fortes pluies pour la course dimanche, Charles Leclerc a exprimé ses inquiétudes quant au comportement des monoplaces actuelles en conditions humides, évoquant des situations contre-intuitives et potentiellement dangereuses.
Alors que la Formule 1 reprend ses droits ce week-end en Floride, les prévisions météo annoncent des orages pour dimanche. Durant la pause de cinq semaines ayant suivi le Grand Prix du Japon, plusieurs ajustements réglementaires ont été validés, notamment pour encadrer le roulage sous la pluie. Parmi eux, la désactivation du bouton de boost, utilisé en conditions sèches pour dépasser ou se défendre, afin de limiter les écarts de vitesse, privant les pilotes d’un surplus pouvant atteindre 350 kW.
Toutefois, les modes de déploiement électrique préprogrammés restent actifs, ce qui pourrait continuer à générer des différences de vitesse importantes selon les stratégies adoptées par les équipes. Un point qui inquiète particulièrement le pilote de la Scuderia Ferrari.
"Vous pouvez vous retrouver dans des situations délicates, surtout si les pilotes roulent avec des stratégies différentes sur le groupe propulseur."
"Vous avez très peu de visibilité, donc c’est un aspect compliqué de ces règles, et quelque chose pour lequel nous devons trouver une solution."
Il décrit aussi "une sensation de perte de contrôle accrue avec ces F1 qui ont moins d’appuis aérodynamiques."
"Et sous la pluie, je vous rappelle que vous êtes vraiment passager. Ce n’est pas une question de courage ou non : vous restez à fond et vous espérez qu’aucune voiture devant vous ne soit plus lente, en supposant qu’elles roulent à la même vitesse."
Un postulat qui n’est plus valable aujourd’hui : "C’était facile à supposer par le passé. Maintenant, ce n’est plus le cas, donc nous roulons à fond et voyons ce qui se passe. Ce n’est pas une sensation très agréable. C’est quelque chose sur lequel nous devons encore travailler."
Autre particularité relevée par le Monégasque : la possibilité paradoxale d’atteindre des vitesses plus élevées en ligne droite sous la pluie qu’en conditions sèches. En cause, une gestion énergétique différente, avec moins de récupération et de super-clipping, permettant un déploiement plus constant de la puissance électrique.
"Vous avez beaucoup de puissance électrique, et l’étrangeté avec ces voitures sous la pluie, c’est que vous pouvez vous retrouver à aller beaucoup plus vite en bout de ligne droite qu’en conditions sèches, parce que vous n’avez pas cette coupure moteur et que les batteries sont beaucoup moins sollicitées."
"Vous avez donc beaucoup moins de coupure en ligne droite et vous arrivez plus vite au bout. C’est un peu étrange et contre-intuitif. En revanche, c’était assez agréable dans les virages, car la voiture est assez légère."