Malgré une entame prometteuse à Miami, Charles Leclerc a dû reconnaître la progression marquée de McLaren après la pole position de Lando Norris pour la course Sprint.
Le pilote Ferrari avait pourtant bien lancé son week-end, signant le meilleur temps lors de la séance d’essais libres puis en SQ2. Mais la hiérarchie s’est inversée dans la phase décisive des qualifications Sprint, disputée en pneus tendres, où la SF-26 s’est montrée moins compétitive.
Quatrième sur la grille, derrière les deux McLaren et la Mercedes de Andrea Kimi Antonelli, Leclerc a relativisé les progrès de la Scuderia face à une concurrence également en évolution.
"Nos évolutions sont bonnes, c’est juste que tout le monde en a apporté."
"On s’attendait plus ou moins à cette situation où Mercedes reste probablement la voiture à battre. McLaren a fait un très grand pas en avant, mais j’ai l’impression qu’ils n’avaient pas vraiment optimisé leurs premières courses de la saison, donc ils étaient toujours là, sans tout mettre ensemble."
Du côté de Ferrari, le principal point faible identifié concerne la gestion des pneumatiques, en particulier les gommes tendres utilisées en SQ3.
"De notre côté, aujourd’hui en particulier, nous avons eu des difficultés avec les pneus. Les médiums fonctionnaient très bien. En tendres, ce n’était pas une bonne sensation, donc c’est un point que nous devons analyser."
Malgré ce constat, Leclerc reste optimiste pour la suite du week-end, convaincu du potentiel de la SF-26 en conditions de course.
"Nous savons que sur le rythme de course, nous sommes plus forts, mais en qualifications, il y a encore du travail à faire."
"Pour les qualifications du Grand Prix demain, nous pourrons essayer d’affiner un peu les réglages et trouver un peu de performance après les enseignements du Sprint."
"Mais j’espère qu’en course, nous pourrons revenir à l’avant. Nous avons le rythme pour le faire, voyons simplement si nous serons capables de dépasser."
Lewis Hamilton a lui admis avoir espéré mieux pour Ferrari lors des qualifications sprint. Au volant de l’autre Ferrari, il n’a pu faire mieux que septième, à trois dixièmes de son coéquipier.
Le septuple champion du monde a déploré le rythme de sa SF-26.
"On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. J’espérais mieux, mais la voiture n’était pas particulièrement performante. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Je pensais que nous serions plus performants aujourd’hui."
"Nous allons devoir travailler d’arrache-pied cette nuit pour essayer de comprendre pourquoi nous ne sommes pas aussi rapides."
"J’étais optimiste en venant ici, convaincu que nous ferions beaucoup mieux, mais ce n’est pas le cas."