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Leclerc : la Ferrari ’comme un champignon de Mario Kart’ au départ

Suivi d’un rythme plus proche que prévu des Mercedes F1 en course

Par Alexandre Combralier - 8 mars 2026 - 17:39
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Comme le champignon dans Mario Kart ! C’est ainsi que Charles Leclerc a qualifié à chaud, à la radio, son superbe envol en début d’épreuve en Australie, ce dimanche.

Comme entrevu après les essais hivernaux, les Ferrari sont bien des petites bombes au départ grâce à leur turbo plus compact. Après les premiers tours, Charles Leclerc pointait ainsi en tête du Grand Prix et Lewis Hamilton était 3e !

Pour autant et de manière un peu surprenante, le Monégasque, finalement 3e de l’épreuve, estime que son départ n’était pas optimal.

« Pas du tout, pas du tout. Enfin, cela en avait l’air de l’extérieur, mais je pense que nous avons tous eu le même problème pour une raison quelconque, donc c’est quelque chose que nous devons analyser. Ma batterie était aussi très, très faible pour une raison ou une autre, probablement un peu plus chargée que les leurs, ce qui m’a aidé à passer devant, mais c’était de toute façon très loin d’être optimal. »

Comme les Mercedes F1, le pilote Ferrari n’avait ainsi que peu de batterie au moment du départ… Bizarre, non ?

« Je pensais me retrouver huitième ou neuvième, mais ensuite j’ai démarré et j’ai vu que tout le monde avait des problèmes, et j’étais celui qui en avait le moins, ce qui au final est ce qui compte. Mais il y a une grande marge de progression sur ces départs. C’était très loin d’être idéal, je pense, pour tout le monde. »

« Nous nous attendions plus ou moins à un départ chaotique, et puis je pense qu’en plus de cela, nous sommes vraiment sur le fil du rasoir avant de tout régler parfaitement sur les unités de puissance. L’extinction des feux a été très, très, très rapide, donc je pense que cela a surpris tout le monde par-dessus le marché et a rendu la situation encore plus critique. Donc, c’était un peu fou. »

Après les premières batailles contre George Russell, la Ferrari avait environ deux dixièmes de retard par tour sur la Mercedes F1 (1 à 3 dixièmes selon les tours). La Scuderia est donc derrière, mais moins que craint après les qualifications…

Charles Leclerc est-il satisfait de ce rythme prometteur pour les Rouges ?

« Très satisfait est peut-être un grand mot, mais je suis certainement agréablement surpris. En qualifications, je pense que nous n’étions assurément pas dans notre fenêtre optimale de fonctionnement, mais nous sommes quand même très, très loin des Mercedes sur l’exercice du tour lancé. »

« En course, cependant, nous semblons être plus proches. Cela ne veut pas dire que nous sommes la voiture la plus rapide, je ne pense pas, mais nous sommes en retrait dans des proportions un peu plus raisonnables. Donc oui, il y a beaucoup de travail à faire, et ce championnat, de toute façon, se gagnera par le développement et les évolutions, et pour cela, nous devons être au rendez-vous. »

Ferrari a peu de temps pour tirer les leçons de ce week-end, d’autant qu’à Shanghai, le format sprint rendra le tout encore plus délicat…

« Il y a d’innombrables enseignements à tirer, mais comme Kimi l’a dit, à Shanghai, il sera absolument crucial de tout maîtriser d’emblée, ce qui sera extrêmement difficile. C’est ce que nous avons essayé de faire pour ce week-end et, même en abordant la course, nous ne maîtrisions pas tout. Avoir une course Sprint si tôt dans une saison comme celle-ci sera un défi immense pour tout le monde. Ce sera très délicat. »

Une stratégie loupée pour Ferrari ?

Charles Leclerc et Lewis Hamilton peuvent cependant nourrir quelques regrets, a priori, sur la stratégie.

Pourquoi ne pas être rentré lors de la première période de voiture de sécurité virtuelle, alors que George Russell comme Andrea Kimi Antonelli l’ont fait ? Pourquoi ne pas avoir au moins séparé les stratégies entre les pilotes Ferrari comme suggéré par Hamilton ?

Charles Leclerc n’a-t-il pas quelques doutes sur cette stratégie « Plan A » ?

« Je ne le regrette pas. C’était un choix délibéré, un choix voulu et conscient. »

Le Monégasque confirme que Ferrari espérait une autre voiture de sécurité virtuelle… ce qui est arrivé avec la panne de Valtteri Bottas, mais la pitlane était alors fermée !

« Si l’on regarde depuis les premiers essais libres jusqu’à maintenant, il y a eu une voiture immobilisée à chaque séance, au moins une. Nous savions qu’il y avait de très fortes chances que ce ne soit pas la seule voiture de sécurité virtuelle de la course, et nous avons donc pensé qu’il valait mieux pour nous d’en attendre peut-être une autre. C’est toujours un pari, bien sûr. Nous ne savions pas que cela se produirait. »

« La réalité, c’est que nous avons eu d’autres voitures de sécurité virtuelles par la suite, dont une particulièrement bien placée, mais malheureusement pour celle-ci, en ce qui nous concerne, l’entrée des stands était fermée et nous n’avons pas pu en profiter. Nous avons donc joué de malchance de ce côté-là, mais c’était encore une fois un choix conscient et je ne le regrette pas vraiment. »

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