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Leclerc séduit par la plus grande révolution technique de l’histoire de la F1

Une révolution qui oblige équipes et pilotes à tout réapprendre

Par Franck Drui - 8 février 2026 - 08:31
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Charles Leclerc n’a pas caché l’ampleur du défi que Ferrari s’apprête à relever avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation moteur en Formule 1. Pour le Monégasque, ces changements représentent tout simplement "l’une des plus grandes évolutions de l’histoire de la F1".

La discipline reine du sport automobile s’engage en effet dans une transformation majeure de ses unités de puissance. La disparition du MGU-H et l’augmentation spectaculaire de la puissance du MGU-K - portée de 120 kW à 350 kW - redéfinissent en profondeur l’architecture des moteurs. Désormais, la répartition entre puissance électrique et moteur thermique atteint un équilibre inédit de 50-50, marquant une étape décisive vers une Formule 1 toujours plus électrifiée.

Consciente de l’ampleur du virage à négocier, Ferrari a consacré d’importantes ressources à ces nouvelles règles ainsi qu’au développement de sa nouvelle monoplace, la SF-26. Dès la fin du mois d’avril de l’année précédente, la Scuderia avait d’ailleurs cessé tout développement aérodynamique sur l’ancienne voiture afin de se concentrer pleinement sur ce nouveau projet.

Présentée officiellement le mois dernier, la SF-26 a ensuite pris la piste pour la première fois à Fiorano, où Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont effectué un shakedown initial. Ces premiers tours de roues ont été suivis par plusieurs journées d’essais jugées positives sur le circuit de Barcelone, offrant des premiers repères encourageants à l’équipe italienne.

Si cette nouvelle ère impose une profonde adaptation aussi bien aux équipes qu’aux pilotes, Leclerc se montre particulièrement enthousiaste à l’idée de relever ce défi inédit. Avec l’ambition d’en apprendre beaucoup plus dès la semaine prochaine lors des essais de Bahreïn.

"Je pense que c’est l’un des plus grands changements qu’il y ait jamais eu dans l’histoire de la Formule 1, et c’est particulièrement excitant pour cette raison," explique le pilote Ferrari.

"Nous avons pu commencer à gratter la surface de ces changements à Barcelone mais c’est à Bahreïn que nous pourrons vraiment voir plus en profondeur tout ce que ces règlements techniques nous promettent en termes de performance, de pilotage, de gestion. Mais ça a déjà beaucoup changé, clairement."

Le Monégasque mesure le contraste avec la précédente révolution technique qu’il a connue.

"Depuis mon arrivée en F1, j’ai vécu un grand changement technique entre 2021 et 2022, mais cela n’a absolument rien à voir avec ce que nous vivons aujourd’hui. Nous devons en quelque sorte réapprendre la majorité des programmes. Il faut comprendre le système beaucoup plus en profondeur afin d’en tirer le maximum."

Cette évolution ne se limite pas à l’aspect technique des monoplaces : elle transforme également le rôle du pilote en piste.

"Il y a énormément d’implications du côté du pilotage aussi - la façon dont on conduit, la manière dont on gèrera les courses aussi - et cela en fait un immense défi, mais c’est justement ce qui m’enthousiasme."

"Avec tout le travail effectué en arrière-plan, j’avais vraiment hâte de pouvoir enfin l’essayer pour de vrai et voir ce que cela donnait en conditions réelles. C’était donc très excitant et maintenant je veux en voir plus."

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