George Russell reprend la saison avec l’objectif d’aller chercher une victoire, qui serait sa deuxième de la saison après Melbourne. Le pilote Mercedes F1 a concédé les deux dernières courses à son équipier, Andrea Kimi Antonelli.
Il assure toutefois qu’il ne se sent pas en retrait, et explique que leur relation est toujours aussi bonne, car la rivalité n’impacte pas leur entente pour le moment, alors qu’ils sont en lutte pour la tête du championnat.
"Pas du tout, pour être honnête" a déclaré Russell. "Je pense que nous sommes tous les deux des professionnels, nous entretenons toujours une très bonne relation, et c’est quelque chose dont nous ne discutons même pas, pour être honnête."
"Au sein de l’équipe, on n’en parle même pas. Je me souviens quand j’étais un jeune pilote ici en 2017-2018, alors que la lutte contre Ferrari était très intense, le championnat n’était même pas à l’esprit de qui que ce soit."
"Ce qui occupait l’esprit de tout le monde, c’était la performance, le fait de tirer le maximum de chaque week-end et de développer la voiture. C’est ma mentalité personnelle, je ne peux pas parler pour Kimi, mais c’est comme ça pour l’instant."
"Actuellement, je sais que nous avons la voiture pour gagner le championnat, mais après trois courses, il en reste au moins 19 à disputer, et tellement de choses peuvent changer. Nous ne pouvons pas considérer ces trois courses comme acquises. Nous savons que nous avons une concurrence féroce avec Ferrari et McLaren, et on ne peut jamais écarter Red Bull et Verstappen."
Et de confirmer qu’il vise la victoire en Floride, même s’il s’inquiète du niveau de Ferrari et mcLaren, voire Red Bull : "Je veux me battre pour la victoire. Deux victoires. C’est une course Sprint à Miami. Des évolutions sont attendues, McLaren laissant entendre qu’ils auront une voiture entièrement nouvelle."
"Ferrari pourrait aussi apporter un gros package, tout comme Red Bull. Nous aurons passé quatre semaines hors de la voiture, il sera donc important d’être opérationnel immédiatement et de retrouver le rythme que j’avais en Australie et en Chine. J’ai tout simplement hâte de reprendre la course."
Antonelli veut quant à lui enchaîner avec un nouveau succès, alors que sa réussite et l’expérience acquise lui permettent d’être de plus en plus à l’aise : "L’objectif, dès Miami, est de revenir au niveau où nous étions au Japon, ou même de revenir encore plus forts que là où nous nous étions arrêtés."
"Globalement, je me sens plus fort. Je me sens davantage maître de la situation. Le fait d’avoir pratiqué tous les circuits l’année dernière aide définitivement cette année jusqu’à présent. De plus, avoir déjà l’expérience des week-ends de course aide aussi parce que je sais mieux à quoi m’attendre. Je sais mieux comment évoluer, comment me gérer durant le week-end.
Il est certain que l’expérience de l’année dernière joue un rôle massif dans cette saison jusqu’à présent. Je me sens simplement plus détendu, plus confiant et, comme je l’ai dit plus tôt, plus en contrôle de la situation."
L’Italien assure que ses deux victoires et le fait d’être en tête du classement n’ajoutent aucun stress : "Je ne ressens pas plus de pression. Je sais que les attentes des gens sont plus élevées maintenant parce que, évidemment, je sors de deux victoires et d’un début de saison solide."
"Mais en fin de compte, je reste concentré sur le processus, sur ce que j’ai à faire. Je ne veux pas vraiment mettre trop l’accent sur les attentes ou le résultat final. J’essaie simplement de garder les pieds sur terre et de me concentrer sur l’objectif ultime et sur la manière d’y parvenir."
Avec une série de succès avant la pause d’avril, l’interruption du calendrier est tombée au mauvais moment pour Antonelli. Il s’est toutefois tenu occupé en participant à un test de pneus Pirelli et en passant du temps au volant d’une voiture de GT.
"J’ai essayé de rester actif pendant cette pause. C’était bien d’avoir un peu de temps pour réfléchir aux trois premières courses. C’était un bon moment pour analyser pourquoi les week-ends se sont bien passés, ce que j’ai bien fait, et là où j’aurais pu faire un peu mieux."
Une partie de ce temps libre a également été consacrée à recharger ses réserves d’énergie avant d’affronter les 19 autres courses de la saison : "C’était important sur le plan physique de tirer le meilleur de cette pause pour recharger les batteries."
"Aussi pour se renforcer physiquement afin de pouvoir maintenir un très bon niveau physique tout au long de la saison. Évidemment, cela commence à paraître très long, et la course me manque vraiment, mais j’ai essayé d’en tirer le meilleur parti et, en réalité, cela a été, d’un certain côté, vraiment utile."
Toto Wolff, le directeur de Mercedes, a détaillé le programme effectué par l’équipe en ce mois d’avril : "Après un mois sans course, nous sommes prêts à reprendre la piste."
"Nous avons profité de cette pause pour analyser en toute honnêteté les premières courses, corriger nos faiblesses et continuer à améliorer notre niveau. Nous avons bien démarré la saison, mais cela ne sert pas à grand-chose si l’on stagne."
"Nous savons également que nos concurrents auront mis ce temps à profit pour améliorer leurs programmes et approfondir leur compréhension de leurs voitures ; nous nous attendons donc à ce que le peloton soit plus serré à Miami."
"C’est la réalité de la F1, c’est un défi que nous accueillons non seulement à bras ouverts, mais auquel nous devons aussi nous montrer à la hauteur."
L’Autrichien a aussi commente les changements apportés sur les monoplaces 2026 : "En tant que sport, nous avons également mis à profit cette période pour engager un dialogue constructif et ouvert avec toutes les parties prenantes."
"Les ajustements réglementaires constituent une évolution plutôt qu’une révolution, conçus pour s’appuyer sur la qualité des courses que nous avons vues jusqu’à présent tout en permettant aux pilotes de repousser leurs limites."
"Ces changements respectent l’ADN de notre sport et je suis convaincu qu’ils contribueront à rendre le spectacle encore plus captivant à l’avenir."