Alors que la Formule 2 célèbre sa dixième saison, Arvid Lindblad, dernier pilote de la discipline à avoir accédé à la F1 et unique rookie de la grille 2026 d’ailleurs, revient sur son passage dans l’antichambre de la F1 et sur les enseignements qui l’ont mené au plus haut niveau.
Vainqueur de trois courses en 2025, le pilote Racing Bulls souligne d’emblée les spécificités de la Formule 2, un championnat qu’il décrit comme particulièrement formateur.
"La F2 est très différente. Le format des week-ends et tout le reste est très différent de la F1, c’est un championnat très exigeant, donc on apprend énormément."
"Il y a beaucoup de choses que l’on apprend, donc je dirais que j’ai tiré énormément d’enseignements de l’an dernier."
Même si les monoplaces de F1 actuelles diffèrent sensiblement, notamment avec les nouvelles règles, il estime que cette expérience reste précieuse.
"Évidemment, les voitures sont maintenant très différentes en F1, donc ce sera différent pour n’importe quel pilote, mais c’est une série exigeante et il y a beaucoup d’enseignements que je peux réutiliser cette année. Cela prépare mais cela ne suffit pas, il faut compter sur les outils de simulation des équipes de F1 aussi."
Parmi les souvenirs qui ont marqué son parcours, une rencontre avec Jenson Button lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 2014 reste gravée.
"Je l’ai rencontré en 2014 à Silverstone et il m’a dit de toujours travailler dur et surtout de piloter avec fluidité. C’est un conseil dont je me suis toujours souvenu. C’était avant la F2 mais ça m’a bien servi dans cette série. Et en F1 aussi maintenant."
Interrogé sur ses moments marquants en F2, Lindblad met en avant plusieurs temps forts de sa saison 2025.
"Ma victoire préférée est celle de la course principale à Barcelone. C’était simplement un très bon week-end, j’ai pris beaucoup de plaisir et tout s’est parfaitement déroulé."
Mais son moment le plus marquant reste "ma victoire lors de la course Sprint à Djeddah, où je suis devenu le plus jeune vainqueur de l’histoire de la F2."
Côté manœuvres, une dépassement lui revient en tête.
"Je dirais que mon dépassement préféré est celui sur Leonardo Fornaroli lors de la course principale à Abu Dhabi. C’était plutôt réussi."
Au-delà de la piste, Lindblad garde également des souvenirs forts du paddock, notamment grâce à son amitié avec Nikola Tsolov.
"Pour mes meilleurs souvenirs, ce n’était pas en piste mais dans le paddock. Je suis très ami avec Nikola, donc quand il a rejoint Campos lors des deux dernières manches, il y avait une super ambiance dans l’équipe et j’ai vraiment apprécié partager le garage avec lui."
Désormais en Formule 1, Lindblad savoure cette étape clé de sa carrière.
"C’est une très bonne sensation. J’ai travaillé toute ma vie pour arriver en F1, donc je suis très fier de franchir cette étape. Un grand merci à la F2."
"Il faut leur donner tout le crédit, car ces dernières années, beaucoup de pilotes ont accédé à la F1, ce qui montre que c’est une excellente préparation."