La grille de Formule 1 accueille cette saison un seul véritable débutant : Arvid Lindblad. À seulement 18 ans, le jeune pilote entame son tout premier week-end de Grand Prix avec l’excitation d’un rêve devenu réalité, mais aussi avec l’intensité que représente l’arrivée dans la discipline reine.
Invité pour la première fois à une conférence de presse officielle de la FIA aujourd’hui à Melbourne, le rookie de Racing bulls n’a pas caché son enthousiasme à l’idée de franchir une étape qu’il poursuit depuis son enfance.
"Je me sens bien. C’est ce vers quoi j’ai travaillé toute ma vie. C’était mon objectif, mon rêve, quand j’ai commencé à cinq ans, donc le fait que cela devienne réalité est évidemment quelque chose qui m’enthousiasme énormément."
À l’approche de son premier Grand Prix, Lindblad explique attendre avec impatience chaque moment du week-end, même si certains instants auront une saveur particulière.
"J’ai hâte de tout vivre, mais probablement les qualifications et la course un peu plus, parce que c’est un peu plus excitant."
Mais au-delà de l’émotion, le jeune pilote découvre aussi l’ampleur de l’environnement de la Formule 1, très différent de ce qu’il a connu dans les catégories inférieures.
"C’est beaucoup plus chargé qu’en F2 et en F3. Il y a beaucoup plus de personnes dans cette salle que ce à quoi je suis habitué. Il y a plus de médias, il y a simplement un peu plus de tout. En F1 tout est un cran au-dessus, donc l’ambiance est différente. Il se passe un peu plus de choses, mais j’essaie simplement de rester concentré sur l’essentiel, qui est de piloter."
Comme l’ensemble du plateau, Lindblad doit également appréhender les nouvelles monoplaces issues du règlement 2026. Les essais hivernaux ont permis de valider la fiabilité de la voiture, mais aussi de commencer à comprendre ses particularités.
"Je pense que pour nous tous, nous essayons de nous mettre à niveau avec ces nouvelles réglementations. Évidemment la voiture est différente, les pneus sont différents, mais je pense que la plus grande chose à cerner est le moteur, et simplement avec l’énergie, les différentes techniques, les différentes façons dont vous devez piloter."
"Le travail avec l’équipe consiste désormais à maximiser l’ensemble. Essayer de trouver des astuces avec l’équipe pour tirer le maximum du package. C’est la principale chose sur laquelle nous travaillons et que nous essayons de maîtriser."
À ses côtés lors de la conférence de presse, son compatriote Lewis Hamilton entame quant à lui sa 20e saison en Formule 1. Le septuple champion du monde franchira cette année la barre des 400 départs en Grand Prix, un contraste saisissant avec le début de carrière de Lindblad.
Pourtant, le Britannique affirme ne pas ressentir le poids des années.
"Tout d’abord, je n’ai pas l’impression que ce soit ma 20e année. Je me sens plus jeune que jamais d’une certaine manière. Je me sens très frais. Même s’il dit qu’il a 18 ans, j’ai l’impression d’avoir 18 ans moi aussi. Tout est dans la tête, et physiquement je me sens très bien."
S’il devait transmettre un conseil à un débutant, Hamilton privilégie avant tout le plaisir.
"Assis ici lors de ma première année, je lui dis simplement de profiter, ce qu’il est probablement déjà en train de faire. C’est un peu comme être jeté dans le grand bain parce que tous les engagements que vous avez et le cirque autour prennent un certain temps pour s’y habituer."
"Mais il a déjà fait un excellent travail lors des essais hivernaux et évidemment il mérite d’être ici. J’ai hâte de voir comment il va progresser."
Enfin, Hamilton insiste sur l’importance de gérer les moments difficiles, inévitables dans une carrière.
"Il y aura de mauvais jours, et il ne faut simplement pas les prendre trop lourdement sur ses épaules. Évidemment vous le ferez parce que vous êtes compétitif, mais on ne peut rien faire à propos du passé. Tout dépend simplement de la manière dont vous avancez ensuite."