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McLaren F1 alerte la FIA sur trois risques de sécurité majeurs pour 2026

Stella veut des corrections urgentes avant Melbourne !

Par Franck Drui - 13 février 2026 - 20:23
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À l’issue des essais hivernaux de Bahreïn, les premières confrontations rapprochées entre les monoplaces de Formule 1 2026 ont suffi à faire naître de sérieuses inquiétudes du côté de McLaren. Son directeur d’équipe, Andrea Stella, appelle désormais la FIA à intervenir rapidement pour corriger ce qu’il considère comme trois failles de sécurité évitables dans le règlement technique.

Après avoir observé le comportement des nouvelles monoplaces en situation de trafic durant les essais à Bahreïn, l’Italien estime avoir vu suffisamment d’éléments préoccupants pour demander des ajustements avant même le coup d’envoi de la saison, prévu en Australie.

Selon Stella, trois problématiques distinctes mais liées pourraient exposer inutilement les pilotes : la complexité des procédures de départ, la généralisation du lift and coast et les vitesses de rapprochement potentiellement dangereuses lors des tentatives de dépassement en ligne droite.

Des départs jugés à risque

Premier sujet d’inquiétude : la procédure de mise en grille. Avec les nouveaux groupes propulseurs, Stella craint que certains moteurs ne soient pas pleinement opérationnels au moment de l’extinction des feux.

"Nous devons nous assurer que la procédure de départ permette à toutes les voitures d’avoir leur groupe propulseur prêt à fonctionner, car la grille n’est pas l’endroit où l’on veut voir des voitures lentes à s’élancer," a-t-il déclaré vendredi, au terme des essais.

Ce point avait déjà été abordé lors d’une réunion de la Commission F1 en juillet dernier, avec une proposition visant à accorder davantage de temps aux pilotes sur la grille avant le départ. Mais la motion n’avait pas été adoptée, notamment en raison de l’opposition du directeur de Ferrari, Fred Vasseur.

Cette position s’expliquait par le fait que Vasseur avait lui-même demandé une modification similaire dès l’année précédente, sans être suivi par ses rivaux. Ferrari avait alors orienté le développement de son moteur en fonction de la procédure existante, rendant toute modification tardive potentiellement pénalisante pour l’écurie italienne.

Des vitesses de rapprochement inquiétantes

Deuxième point soulevé par Stella : l’absence de DRS combinée à des écarts de vitesse réduits en ligne droite pousse les voitures à se suivre de très près. Une situation qui peut devenir dangereuse si la monoplace de tête ralentit brutalement pour récupérer de l’énergie.

"Ce n’est pas une situation idéale lorsqu’on suit une voiture de très près, et cela peut conduire à des scénarios que nous avons déjà vus par le passé, comme l’accident de Webber à Valence ou celui de Patrese au Portugal, et quelques autres que nous ne voulons clairement plus revoir en Formule 1," a-t-il expliqué, en référence aux spectaculaires envols de Mark Webber en 2010 et de Riccardo Patrese en 1992.

Le lift and coast dans le viseur

Enfin, Stella estime que le règlement devrait être ajusté pour décourager le lift and coast, une pratique devenue omniprésente avec la nouvelle répartition 50/50 entre énergie électrique et thermique. Selon lui, cette gestion excessive peut provoquer d’importantes différences de vitesse de rapprochement entre les voitures.

L’Italien suggère notamment d’agir sur la quantité d’énergie électrique disponible dans certaines phases de course afin de réduire l’incitation à lever le pied.

Conscient des implications techniques qu’un changement tardif pourrait entraîner, Stella insiste toutefois sur la priorité absolue de la sécurité.

"Nous ne parlons pas de la vitesse en qualifications. Nous ne parlons pas du rythme de course. Nous parlons de la sécurité sur la grille," a-t-il martelé.

"Il y a des sujets qui sont tout simplement plus importants que l’intérêt compétitif. Et pour moi, assurer la sécurité sur la grille, ce qui peut être obtenu avec un ajustement simple, est une évidence."

Andrea Stella s’attend à ce que ces questions soient abordées lors de la prochaine réunion de la Commission F1, prévue la semaine prochaine. Et pour lui, il n’y a pas de temps à perdre avant le Grand Prix d’Australie.

"Je pense que c’est impératif. C’est impératif parce que c’est possible et simple. Nous ne devons pas compliquer ce qui est simple, ni reporter ce qui peut être fait immédiatement. C’est donc quelque chose que nous devons absolument régler avant l’Australie."

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