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McLaren F1 contrainte d’abandonner une partie de son ADN gagnant en 2026

Les nouvelles règles mettent fin à son avantage sur l’effet de sol

Par Franck Drui - 9 février 2026 - 15:38
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McLaren sait que l’arrivée des nouvelles réglementations techniques en Formule 1 de 2026 va rebattre les cartes, y compris pour les équipes qui dominaient jusque-là. L’écurie de Woking reconnaît ainsi qu’une partie de son avantage acquis durant l’ère de l’effet de sol sera inévitablement effacée par les nouveaux règlements sur les planchers, qui marquent une rupture nette avec la philosophie technique en vigueur depuis 2022.

Entre 2022 et 2025, les voitures à effet de sol reposaient sur des planchers extrêmement bas afin de générer un maximum d’appui. Un domaine dans lequel McLaren a fini par exceller, notamment après ses évolutions majeures introduites en 2023. D’équipe de fond de grille en début de saison, la formation britannique est progressivement devenue la référence du plateau, jusqu’à décrocher un titre constructeurs en 2024.

En 2025, la MCL39 a confirmé cette montée en puissance en dominant la première moitié du championnat. Une campagne conclue par un doublé pilotes - constructeurs, le premier pour McLaren depuis l’ère Mika Häkkinen.

Mais pour 2026, la donne change radicalement. Les planchers plats disparaissent au profit de concepts imposant du rake, c’est-à-dire une différence de hauteur entre l’avant et l’arrière de la voiture, une caractéristique emblématique des monoplaces de la période 2017-2021.

Un retour en arrière conceptuel assumé, que McLaren aborde sans illusion, comme l’explique son directeur technique en chef, Rob Marshall, en amont de la présentation de la livrée de la MCL40 à 16 heures.

"Tout d’abord, en matière d’aérodynamique, je ne peux parler qu’au nom de notre directeur technique aéro, Peter Prodromou, qui est le génie dans ce domaine," confie Marshall.

"Je pense que nous acceptons le fait qu’il s’agit d’une voiture entièrement nouvelle. Il y a forcément une phase d’apprentissage, et certains éléments où l’on s’est appuyé sur ce qui existait auparavant, mais en réalité, tout est nouveau."

"Toute l’exploitation du plancher est complètement différente. Tout l’avant de la voiture est complètement différent. Les ailes sont complètement différentes. Donc oui, nous devons accepter de perdre l’avantage que nous avions trouvé sur les autres avec l’effet de sol."

Même si McLaren a pu s’inspirer de concepts passés, Marshall reconnaît que les passerelles techniques avec les générations précédentes restent limitées.

"Il y a peu de continuité directe, mais il y a de l’inspiration tirée de ce qui a été fait par le passé."

"Les voitures sont un peu plus étroites comparées à 2025, mais pas suffisamment pour avoir un réel impact sur le ressenti du pilote, en termes mécanique."

"La perte d’appui est en revanche bien réelle. Il y a moins de déportance, mais le pilote ne ressentira pas vraiment de différence en termes d’empattement. Cela restera toutefois une expérience différente."

Reste à savoir si cette nouvelle philosophie technique modifiera profondément la physionomie des courses une question à laquelle Marshall ne prétend pas encore avoir de réponse.

"Est-ce que cela va changer fondamentalement le spectacle en piste ? Je n’en suis pas certain. Mais j’espère que ce seront de bonnes F1 pour les pilotes."

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